jeudi 12 janvier 2012

Les symboles se présentent-ils à nous pour révèler ou pour cacher ?

Voici un Morceau d’Architecture qui traite de ce sujet suivi de réflexions que m’a suggéré celui-ci.

Dès que l’homme, seul mammifère pensant ou supposé comme tel, s’est reconnu par une trace quelconque de lui-même, il se crée l’invisible et l’interroge.

C’est sans doute la fatalité de la mort qui a déclenché chez les primitifs cette interrogation et  qui a  suscité en eux, l’invention des dieux, des idoles, des totems, des amulettes, des mythes et des symboles :

- « Et c’est  dans ce nouvel univers qu’il s’est lentement créé ».

Mais il est assez bouleversant de reconnaître  que cette fatalité, ne les a pas conduits à profiter au maximum de leur temps de vie dans l’insouciance et la jouissance du quotidien.

La mort, cet aiguillon dans leur chair, a fait naître chez eux, une exigence incompréhensible. Ils ont prétendu à vaincre cette mort, alors qu’ils savaient bien, par expérience, que le corps ne résiste pas à la dissolution par la putréfaction. Ils tentèrent néanmoins tous les subterfuges pour y remédier : - Momification, immersion dans des liquides conservateurs et sûrement bien d’autres expériences dont l’anthropophagie.

Ils ne pouvaient concevoir cette folie, qu’est la vie éternelle, aussi ils ont nommé « pensée », cette part d’eux-mêmes qui les ont poussés à désirer l’impossible et Dieu (ou tout autre vocable), la nature incompréhensible de cet appel. La notion de « âme » est venue plus tardivement….

Dans le monde occidental, cette notion d’âme s’est constituée plus tard. L’Emergence du principe spirituel et sa justification philosophique a été construite lentement, par « Platon et Aristote » avec en surplus, l’interrogation.

- « L’âme survit-elle à l’individu ? »

Souvent remise en cause, par la suite, dans les écoles postérieures au profit des théories matérialistes, cette pensée a été reprise plus tard, avec éclats dans le Judéo-Christianisme.

Pour en revenir au préambule de cette planche, sous cet aspect, l’homme n’a pas changé depuis les premiers temps.

Il est un « être » inassouvi et ne sera heureux que s’il extirpe de son cœur cette épine en inventant un absolu et les moyens de s’y confondre.

L’homme,  créa pour s’aider à vivre, des divinités aux formes et aux images, des forces naturelles qui l’entouraient, tant célestes qu’animales, parfois même à l’image de l’homme. Et il se prit lui-même souvent pour un  Dieu.

L’homme s’inventa des mythes et des légendes et pour rentrer en osmose avec ses semblables ou pour asseoir sa supériorité créa des clans, des castes, des quartiers de noblesse, des classes, des hordes, des partis, des sectes, des religions, des confréries, plus tard, des coteries de compagnonnages  opératrices.

Et enfin, en ce qui nous concerne, une confraternité initiatique basée sur la symbolique de la construction avec l’aide des outils et la fraternité : « La franc- maçonnerie  spéculative »            

Il érigea des Cathédrales, des  églises, des sanctuaires, des mausolées, des mosquées, des synagogues, des églises et des chapelles et aussi, bien évidemment, des temples pour se réunir, pour prier, ou pour y invoquer ces puissances surnaturelles ou pour approfondir les connaissances par le travail intellectuel,  la recherche de la  vérité. 

Il élabora aussi, selon les continents, des totems, des statues des  idoles, des oratoires, des amulettes, des grigris, des médailles, s’initia à l’art pariétal, prémices de la peinture et du graphisme sacré dans les grottes et abris sous-roche. Ils allèrent jusqu'à des mutilations corporelles dont le tatouage et la scarification sans oublier les sacrifices humains. Tout était bon pour honorer les Dieux. Ils étaient polythéistes.

Ce soir, comme l’indique le titre de cette Planche, notre propos traitera  sur le fait de savoir si les symboles se présentent à nous, pour révéler ou pour cacher.

Avant de poursuivre plus en avant l’énoncé de ce texte, il convient pour la clarté du sujet, de définir de manière sémantique les deux moteurs de recherche que sont les verbes : « révéler » et « cacher » et de  préciser le sens du symbole.

La sémantique est le sens des mots.

Le symbolisme est le sens des non-dits. Le premier s’adresse à l’objet qu’elle désigne en son entier. Le second au sens caché des mots qu’il transcende.

Révéler : Faire connaître, dévoiler ce qui est inconnu et secret.

A ne pas confondre avec la démarche religieuse, qui est la révélation d’un mystère ou d’un dévoilement d’une vérité, par Dieu ou la révélation de l’amour charnel ou spirituel.

Le concept spirituel, métaphysique et confortable du principe créateur qu’est le  G.*.A.*.D.*.L.*.U.*., nous évite de tomber  dans ce genre de considération et nous permet de nous placer dans une toute autre dimension permettant ainsi  aux non croyants à une religion établie et à ceux dont la religion n’est pas celle usuellement pratiquée dans notre pays, de participer à la construction du temple idéal, qu’est la construction de l’homme par l’homme, guidé par la démarche maçonnique, que tout Franc maçon entreprend, dès le soir de son initiation. Car à son insu, un processus, qui lui échappe c’est mis en lui en mouvement. Ce processus est une alchimie cérébrale et  intellectuelle.

Il passe ainsi d’un état de conscience à un autre état de conscience et surtout d’un état d’être à un autre état d’être. La conception d’évolution métaphysique le place devant cette évidence, pour lui permettre d’avancer et d’évoluer.

Cacher : Mettre en un lieu secret pour le soustraire à la vue et à la connaissance, dissimuler et ne pas exprimer par des lectures ou connaissances au premier degré, mais à plusieurs niveaux. Ces niveaux de lecture augmentent avec l’accession aux degrés supérieurs.

Le symbole : De manière conventionnelle, le terme de symbole recouvre un ensemble de significations  distinctes.

Le sens le plus courant attribué à la notion de symbole est une notion proche de celle de l’analogie emblématique ou de l’idéogramme que l’on associe directement ou indirectement avec un animal, un objet ou une figure et aussi à une réalité abstraite comme la vertu, le pouvoir, la croyance, l'état. Cette pensée fermée ésotérique a pour véhicule le symbole, langage muet, s’il en est un, qui cependant parle à celui qui est initié et qui partage la même œuvre spirituelle.

Le symbole est éternel sans pour cela être figé.

Il est aussi Universel, puisqu’on le retrouve avec le même sens et la même fonction de par le monde comme les pierres levées (symboles phalliques favorisant la procréation), alors qu’en ces temps, il n’y avait aucune communication.

De même que l’utilisation du centre du cercle, comme centre de l’univers est le centre de l’homme.

-  Le symbolisme permet de découvrir le versant caché des choses.

- Armstrong, frère maçon astronaute Américain, a pu avoir le double bonheur celui de voir la face cachée de l’astre sélénite de manière symbolique et réelle.

Si l’on revient sur le sens étymologique du mot grec « subolum », dérivé du verbe « je joins », qui définit un objet partagé en deux, dont la possession d’une des deux parties par deux individus différents, permet de se reconnaître, à condition qu’elles se joignent parfaitement.

En principe, c’était des tablettes d’argile cuites qui servaient de moyen de reconnaissance. Ce subolum (symbole) peut être remplacé par un mot de passe : - « N’utilisons-nous pas un mot de semestre ? Qui doit revenir juste et parfait. »

A tous les degrés, n’y a t- il pas un mot de passe pour pénétrer dans l’atelier du degré auquel on travaille ? Le Maître Hiram a sacrifié sa vie pour ne pas divulguer aux mauvais compagnons le mot de passe des Maîtres. Et depuis, ne sommes-nous pas à la recherche de la parole perdue ? (Même si nous avons les mots substitués).

Si l’on part du principe que tout est symbole ou peut être en phase de le devenir, il ne nous reste plus qu’à démontrer qu’un symbole peut avoir plusieurs niveaux de lecture ou de compréhension. Je veux guider mon propos sur le déchiffrage des hiéroglyphes. Ou pour faire plus simple, le fil à plomb qui indique la verticalité et l’équerre quand il rencontre l’horizontalité parfaite. Ceci est la partie que le fil à plomb dévoile.

Symboliquement, il cache la descente en soi, le dépassement de soi. Il est aussi le symbole de la soumission à la loi, la recherche de la vérité ou elle se cache, ainsi que l’élévation des sentiments tant vers le haut que vers le bas. Il favorise  l’introspection voire même la rigueur. Plus près de l’actualité, aux dernières Olympiades, la couronne de laurier a été remplacée par des couronnes d’olivier. Ces deux symboles figurent de manière stylisée sur nos tabliers de maître secret. Le symbole de la victoire a été remplacé par celui de la paix. Faut-il croire que l’homme a, d’un coup, été visité par la sagesse en ces temps troubles ? Et qu’il a voulu envoyer un message à l’humanité toute entière ?

Mes Très Chers Frères, je me fais peu d’illusion et j’ai peur. La force et le poids des mots ne prennent force que dans le fanatisme. Comment nos murmures de loges, puissent-ils rayonner à l’extérieur quand la bête rugit.

Le hurlement du loup fait plus peur que le bellement de l’agneau.

Mais là je m’égare !

- Champollion, grâce au texte écrit en trois langues sur la pierre de Rosette, a découvert la traduction des hiéroglyphes, par la forme phonétique des signes. (On pensait jusqu’alors que les hiéroglyphes étaient muets).

C’est ce que l’on peut appeler la lecture au premier degré. Cependant cette lecture s’est révélée rapidement insuffisante. C’est ce qui a amené ce savant et bien d’autres, a faire des recherches, d’une part sur les idéogrammes ou images des hiéroglyphes et d’autres part sur leur significations symboliques. C’est la composante de ces trois niveaux de lecture qui permet une compréhension satisfaisante de l’écriture Egyptienne.  « Nous avons là encore, un exemple du symbole qui révèle tout en  cachant. Chaque signe dévoile et ne  traduit qu’une partie.

Quelques géologues et anthropologues s’intéressant à l’Egyptologie, prirent le problème à l’envers, (non pas de causes à effets, mais des effets, à la cause pour résoudre de grands mystères, comme celui  : De la méthode de construction des grandes pyramides du plateau de Gizeh en Egypte.

- La clef des vestiges se trouvait sur le terrain.

 - Les pyramides, mystère s’il en est un, a de tous temps intrigué. Posé des milliers de questions, qui sont demeurées sans réponse. Comment acheminer à des hauteurs vertigineuses des blocs pesant jusqu'à  70 tonnes alors qu’à cette époque il n’y avait aucun appareil de levage. (Malgré les supputations les plus fantaisistes qui ont étés émises). Selon toutes probabilités on ne dénombre pas moins de 2 Millions 500 milles blocs, par monolithe. Cette estimation est hypothétique, du fait que l’on ne connaît pas le volume du rocher d’assise sur lequel sont  édifiés les monuments.

- Et l’on ne connaît pas non plus, le volume des blocs de nivellement de ces assises qui sont au centre de l’édifice.

Je suppute chez certains Frères, qu’ils pensent que je m’écarte du sujet ?

La pyramide est le fil conducteur ! La suite va éclaircir mon propos, Car  les pyramides, selon les dernières découvertes, ne sont pas construites en pierres massives et taillées,  mais en pierres reconstituées « du béton moulé ». Que l’on a hissé par petites quantités et moulé sur place dans des coffrages (bois et cuivre). Sans doute, quelques Frères sont sceptiques.

Le but de ma planche n’étant pas de prouver la véracité, du dit  « béton », mais de démontrer, que les symboles sont là pour démontrer ou pour cacher.

- La pyramide, à elle seule, représente un symbole monolithique qui à son tour est représenté par des millions de blocs qu’ils soient de pierre, ou de toute autre matière minérale. A ce stade de mon travail, je peux éviter de  laisser mon propos, sans plus amples explications. L’invention du béton, ou de la pierre reconstituée remonte à près de 3000 ans avant J.C (Alors que l’Eglise situe le déluge vers 2400 avant J.C. Elles auraient donc résistées au cataclysme. « Blasphème » c’est écriée l’église de ce temps.)

En ces temps, les Egyptiens étaient des maîtres dans l’art de la chimie et de la construction. Ils avaient inventé, à base de natron (carbonate de sodium, sel minéral, que l’on trouve dans des gisements naturels  et qui servaient à la momification des cadavres). Ce natron, mélangé a des gypses et des chaux ainsi qu’a des agrégats, se solidifiait un bout d’un temps relativement court. La pierre de base était acheminée, puis pulvérisée, soit par concassage manuel, soit par désintégration dans de l’eau. « Les rochers utilisés, étaient de la roche sédimentaire. »

La première pyramide, rhomboïdale, dite pyramide à degrés a déjà bénéficié de ce type de procédé de construction et au fil des millénaires, la technique n’a cessé d’évoluer pour arriver à un support plus dur et plus solide que la vraie pierre, se substituant ainsi, à la nature.

- Ce savoir n’a pas perduré avec les siècles et les invasions barbares.

- L’élite intellectuelle a laissé mourir ces savoirs pour ne pas les communiquer

Il semblerait, que Rome ait bénéficié de cette technique, puisque nombreux monuments et arcs de triomphes sont en pierres agglomérées. Une étude indiquerait que les Incas connaissaient aussi le procédé. Les énormes murs cyclopéens, que l’on connaît  (et entre lesquels on ne peut pas  passer une lame, peuvent posséder pour certains, jusqu'à  trente cotés),

Ainsi que les pyramides d’Amérique centrale en seraient le résultat. (Echange de savoir ? transportés par voies maritimes ou pédestre par le détroit de Béring). Toujours est-il, que, Selon des dernières données, on aurait trouvé de la cocaïne avec des momies Egyptienne. Un mystère de plus à résoudre. (Exportation ou production locale ?) 

Donc, le monolithe, qu’est la pyramide, dont les symbolismes sont aussi nombreux que le gigantisme de l’ouvrage, cache en réalité une accumulation de blocs aux formes et dimensions diverses, dont eux-mêmes sont composés  de milliards de particules minérales indéfinies et de liants, formant, par agglomération, des unités. Ce béton primaire a rassemblé, ce qui était épars et le rassemblement de tous ces blocs  ont édifiés la pyramide et à nouveau rassemblé ce qui était épars organisant, le chaos des blocs et par analogie        «  ORDO AB CHAO ».

Avant de terminer ce travail, je ne peux éviter de vous citer un extrait de la Bible, ou il est dit dans l’Exode : « Si tu me fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras point de pierre taillées, car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais (La ou, ou Le). (Selon traduction)..

Le roi Salomon, sachant que les commandements de Moise, étaient une volonté divine, interdit formellement l’usage d’instruments de métal dans le temple qu’il fit construire. Dans un autre passage, (dans les Rois) il est dit que « La pierre se construisit toute seule ». Autre citation troublante : « Les pierres ont été brisées et préparées en carrières, elles ont volé et se sont déposées sur l’ouvrage ». Toutes les parties furent préparées et travaillées avant d’être amenées à Jérusalem ». On dit encore, que lors de la construction du temple de Salomon, les textes bibliques,  disent clairement qu’aucun instrument ne fut entendu : « Le temple fut construit avec des pierres assemblées de telle façon que l’on n’entendit rien chez les ouvriers que l’harmonie et la paix. Les joints entre elles ne purent êtres discernés ». Si l’on en croit ces textes les seuls outils utilisés pour ériger le bâtiment furent des instrument en bois ». Le bruit de la hache du marteau et des autres outils de métal fut réservé aux forêts du Liban qui fournissaient le bois pour les coffrages et aux carrières de « Zeredathah » (ou les pierres étaient extraites et réduites, avant d’être acheminées vers le chantier.

- Les roches utilisées pour construire les pyramides,  ainsi que les rochers d’assise sont des roches sédimentaires, dont j’ai parlé auparavant. (Il y a quelques centaines de milliers d’années l’Egypte était sous la mer.) Les dépôts sédimentaires se faisaient par accumulation  horizontale, alors que dans les agglomérats des pyramides, on a  constaté que  les molécules déposées sont indifférenciées et brisées c’est à dire dans tous les sens, éventuelles preuves. De manipulations  antérieures.

Mes Très Chers Frères, pour résumer et pour conclure, je dirais, que le symbole se révèle à l’initié et uniquement à l’initié, tous le sens caché, qu’il possède en lui. Qu’il induit, qu’il guide, qu’il est plus qu’un révélateur, qu’il est véritablement le ferment de toutes démarches initiatiques, qu’il est le dénominateur commun à tous les Francs-maçons du monde. « Qu’il est le fer de lance du lévite, puisqu’il travaille dans le symbolisme constructif et dans la métaphysique.

- le lévite est le gardien extérieur du temple. Rappelons-nous, que les symboles ne sont et ne seront jamais une réponse à une question. Ils n’expliquent pas. Ils font ressentir, ils éveillent. Ce qui fait comprendre que  l’on ne cesse jamais de s’interroger et que les réponses que nous leur apportons, sont l’image de notre état de conscience présent. De sorte qu’avec le temps un même symbole peut pour chacun, évoluer. Questionner un symbole c’est surtout être questionné par lui

Le symbole : Pour les profanes ! Pour les mécréants, va cacher et  dissimuler, ne rien révéler, rester fermé, comme une huître et ne rien livrer, pour la simple raison qu’ils n’auront, ni le code d’accès ni l’état d’esprit pour le traduire ou l’interpréter. Dans les évangiles, il est dit : « - pourquoi donner des perles aux pourceaux, puisqu’ils ne sont pas capables d’en apprécier la valeur.. »

Pour moi la pyramide concrétise l’ascension !  La recherche du plus haut. A partir d’une  fondation solide, on peut construire !

L’apprenti, bâtit les fondations de son avenir, paliers par paliers, pour atteindre la maîtrise,

Pour : En savoir plus : Interroger Internet : Google « sciences appliquée à l’archéologie et :

Le livre de Joël Bertho (La pyramide reconstituée).

La Sainte Bible : (exode 20- 21. .25 .26—les rois : 6 .7

. Flavius josephe   , 1ER siècle de notre ère

Quelques réflexions, empruntées, a point de vue initiatique

J’ai dit.

Jean-Claude D

Septembre 2006.



Mon Très Cher Frère Jean Claude,

Avant de commencer, laisse-moi te raconter une petite histoire.

Lorsque deux joueurs de dé se font face – toi et moi par exemple - et que l’un de nous lance le dé, chacun vois les deux faces de son côté, et nous deux voyons la face supérieure. Tu me diras ce que tu vois sur tes faces et bien entendu, je dirais que mes deux faces n’ont pas la même valeur. Alors, comment réagir ? 1° nous nous affrontons, car chacun d’entre nous avons la vérité visible à nos yeux, incontestable, ou 2° nous comprenons alors que ce dé doit avoir 6 faces, l’une visible à nous deux, 2 visibles par chacun et enfin une invisible à nous deux. Ainsi, d’un duel pour la vérité, nous allons faire un duo pour la compréhension du problème et trouver la valeur de la face cachée.

Aussi le fait de n’être plus sur les Colonnes, va me permettre d’intervenir sur ton Morceau d’Architecture plus souvent qu’autorisé. J’en suis heureux car à la lecture, au fil des paragraphes, de nombreux points évoquent des réflexions que je vais partager avec toi.

…Et il se prit lui-même souvent pour un  Dieu…..

Qui, faisant ses humanités, ne pense pas ici à Cronos ou à Zeus ? Cronos qui  symbolise aussi la peur d’un héritier, d’un successeur, d’un remplaçant : le Complexe de Cronos, inverse de celui d’Œdipe. Cronos est le souverain incapable d’adaptation à la société, à la vie, lui seul gouverne et rejette toute idée de succession, il ne comprend pas d’autres société que celle qu’il impose. Et lorsque le fils (Zeus) dépasse le père, Cronos panique. Jean Chevalier dans « Formation et structures évolutives, Synthèses 1964 » nous dit : « Le mythe de Zeus est celui du chef né de qui découlent tout pouvoir et la justification de tout autocratisme et qui revêt les formes variés du père, du propriétaire, du juge, du mari, l’être (je rajoute ici, le maître, le professeur, le curé, l’iman, le rabbin, le vénérable maître, enfin tous ceux qui usent maladroitement de leur autorité de fait) qui détient le secret et de qui dépend l’initiation de toute chose. Il est exact que l’autocratie est l’exacte antithèse de l’autonomie. Il est également vrai que rien n’est proprement humain qui ne soit autonome. Tout ce qui procède d’un principe qui aliène l’homme, au lieu de s’adresser à la source de son autonomie, ne peut donc provoquer qu’une adhésion de surface et provisoire au lieu d’un changement profond et durable. Or Zeus devient alors esclave de sa toute-puissance…… » Jung parle de l’homme Mana. Le mythe de Zeus, dans la mesure où il inspire encore les relations humaines, est pire qu’un anachronisme, c’est une mystification : il est l’antagonisme du futur.

Zeus symbolise l’ordre autoritaire qui est imposé de l’extérieur. Sûr de son bon droit et de son pouvoir de décision, il ne recherche ni le dialogue, ni la persuasion : il tonne ! Chacun de nous connais ou a fréquenté un individu ayant le complexe de Cronos ou de Zeus.

Le terme « grigri ».

Grigri ou amulette. Il ne faut pas se moquer de ces petits « porte-bonheurs », ils sont vraiment efficaces. Lorsque face à moi, j’ai un élève ou un demandeur d’emploi qui stresse, selon la personnalité du vis-à-vis, je vais lui donner un stylo, - c’est connu le stylo du prof ne fait jamais d’erreur – un objet quelconque, voire lui apprendre à avoir un geste comme par exemple croiser les doigts d’une manière qu’il jugera efficace, mettre ses mains sur sa cuisse etc… etc… C’est effectivement de la magie qui réussit. Il est vrai que notre République élevée au biberon de Descartes n’accepte pas. On ne peut être que rationnel pour mener les affaires et seule la science nous protège, n’est-ce pas. Les derniers travaux de la science de la personne, le département de la psychologie qui s’occupe de la PNL – Programmation Neuro Linguistique – prouve d’une manière scientifique que ce « grigri, cette amulette, ce porte-bonheur » joue un rôle efficace pour l’obtention de la réussite recherchée par le détenteur. A tel point qu’en médecine, il arrive au docteur de prescrire un simple placébo à un hypocondriaque pour le guérir. En ce qui me concerne, prestataire de l’ANPE au temps de sa gloire, j’ai eu recours à ce stratagème avec un succès non démenti et jalousé.

L’art pariétal.

Chacun de nous connait le mythe du Soleil, de Mithra, de Jésus Christ, donc des moissons. Il est calqué sur le Zodiaque. Au Moyen Age, l’étude de l’astrologie faisait partie des arts libéraux…. Peu connaissent le mythe du Chasseur. Il est vrai qu’il se pratiquait il y a quelque 15 000 ou 20 000 ans, c’est loin. On date à cette époque – pour moi bien avant - l’apparition du sacré chez l’homme. A cette époque, pas de Prophète ni de Révélation, « dieu » est partout, nous sommes en plein panthéisme – nature esprit – « dieu » est dans tout. Il suffit d’implorer le dieu de la biche, de l’ours, ou de… qu’importe l’animal, de guider cet animal près des hommes pour qu’il puisse nourrir la Tribu par son sacrifice. Encore aujourd’hui, certaines peuplades d’Orient sacrifient le buffle afin que le sang répandu abreuve la terre nourricière. Ce mythe a été remis au goût du jour avec le New-Age… et depuis il fait des vagues. Je reviens à la psychologie où il est mis encore en exergue dans la PNL avec des résultats certifiés. Nous savons aujourd’hui que ces deux mythes majeurs conduisent l’homme toute sa vie. En a-t-il conscience ? Les fêtes de Noël, de la Pâques, de la Saint Jean, du 15 août, par exemple, sont d’ordre zodiacal et non religieux comme on le croit habituellement…

 « ….. qu’est la construction de l’homme par l’homme…. »

L’homme EST, il n’est plus à construire. Par contre il doit se RE-connaître. J’ai traité ce sujet dans ce blog, « la vraie naissance de l’homme ou la seconde naissance de l’homme ». Si l’on demande au Toubib ce qu’il pense de la « machine » humaine, il répond qu’elle est géniale, extraordinaire et autres superlatifs et pourtant d’une incroyable complexité. Il faut lire « l’envers du miroir » de Konrad Lorenz pour en saisir l’évolution. Malheureusement le scientifique pur et dur n’observe que la partie visible et oublie l’esprit, la psyché. J’y reviendrai ultérieurement avec la réflexion sur la « Pierre ».

« Sémantique »

Il est intéressant de connaître la vision de Dante à ce sujet :

N’y-a-t-il pas comme le dit Dante dans l’Epitre XII (Episode - œuvre complète – pages 794 à 795) plusieurs niveaux de compréhension ou de lecture (le sens littéral, le sens allégorique, le sens moral et le sens ésotérique) ?

Si nous relisons les Evangiles, les Psaumes ou si nous revisitons la prière « notre Père qui êtes aux Cieux », par exemple, en appliquant la vision de Dante, notre sens de compréhension en sera changé. Selon qu’on le lise sous la forme littérale ou métaphorique, voire ésotérique, et voilà notre texte chamboulé. Certains interprètent la Bible au premier degré comme le curé de ma paroisse ou mon rabbin du coin et d’autres revisitent les textes à l’aune de leur compréhension et de leur vécu. D’autres débattent avec leurs FF.*. … et une autre vérité se dévoile.

Le « mot écrit » fige le texte.

Nous le constatons journellement lors d’un rendu de justice : il y a la loi et il y a l’esprit de la loi…. Souvent cette justice est rendue selon la lettre et trop peu souvent avec l’esprit de cette loi.

le symbole

Il y a le symbole opératif connu des tailleurs de pierre des Cathédrales. Celui-ci, nous le savons, toi et moi MTCF, qui travaillons au REAA comment ils transforment l’App.*., puis le C.*. Je passe donc.

Il y a le symbole spéculatif cher à notre ami Freud. Lorsque j’évoque la couleur rouge, celle-ci peut désigner le sang, la guerre, l’amour ; le blanc peut vouloir dire la naissance, la virginité ou la mort. (la couleur noire est couleur de la mort en France depuis la Renaissance. Ce fut décrété par une souveraine dont j’ai perdu le nom. Avant elle c’était aussi le blanc comme en Asie). Je te fais grâce de tous les symboles lisibles à plusieurs niveaux comme les représentants archétypaux des divinités de la mythologie grecque ou romaine qui agissent toujours en nous dans le secret de notre psyché.

Puis il y a depuis peu la sémiologie, petits logos que l’on retrouve sur les boîtes de médicaments, les lieux publics et, surtout, sur nos écrans informatiques ou de téléphone, petites images qui valent 1000 mots ou maux pour les béotiens.

Maître Hiram

Cette parole a-t-elle été perdue ? Maître Hiram n’était pas le seul Maître. Les mauvais Compagnons, tout comme Juda mirent en exergue Hiram et sa philosophie comme ce dernier mit en Lumière la Sagesse de Jésus-Christ qui, sans eux, n’aurait pas eu d’impact : ombre et lumière…. L’un ne peut rien sans l’autre, ils sont intimement liés, comme les deux faces d’une même pièce de monnaie.

 « …soumission à la loi »

Lorsqu’on dit que l’on se soumet à la loi, est-ce la loi du Bien et du Mal ? Cette loi qui dirige et soumet l’individu entre le Bien et le Mal ? Alors se pose cette question : le bien ou le mal par rapport à quoi ? à qui ? Le Bien ou le Mal se situent TOUJOURS par rapport à une culture, une vision. En occident, la famille est un homme + une femme accompagnés d’enfants, au Moyen Orient, la famille est un homme + une femme + une femme + X femmes selon la richesse de l’homme et son pouvoir, alors qu’au Tibet, la femme a le droit d’épouser plusieurs hommes.

Nous sommes bien dans un processus de soumission à la loi du bien et du mal selon une culture, une vérité géographique révélée. Etre soumis est bien une disposition à la docilité, il y a là connotation  de soumission et non d’autonomie et de responsabilité face à soi et face aux autres : d’un côté le « petit chefaillon, fut-il Vénérable Maître» et de l’autre l’esclave consentant.

Substituons les termes Bien par Bon et Mal par Mauvais. Nous entrons dans un processus d’élévation car on prend conscience de ce que nous sommes, nous nous Re-connaissons. Si une action est Bonne pour nous, nous SAVONS pourquoi elle l’est et, comme nous sommes tous Frères, il y a des chances qu’elle le soit aussi pour l’Autre. A contrario une chose peut être « Bonne » pour soi et « Mauvaise » pour toi, mon Frère. Si je mange des crevettes ou des fraises, ces denrées peuvent être Mauvaises pour toi si tu es allergique. La loi selon le « Bon » et le « Mauvais » signifie que cette loi intègre la notion du SAVOIR ou de la CONNAISSANCE, que cette notion soit médicale, scientifique, spirituelle. Ce qui n’est pas le cas du Bien et du Mal qui se base sur l’arbitraire : l’enfer est pavé de bonnes intentions. A vouloir le bien on offre parfois le mauvais...

Dans la Genèse il est dit qu’Adam et Eve mangèrent le fruit défendu de l’Arbre du bien et du mal. NON, Dieu leur interdit parce qu’il savait que ce fruit était MAUVAIS pour eux. La sentence ne se fit pas attendre. Par contre ils goûtèrent les joies de la chair : les anges n’ont pas de sexe. Pour se consoler, il suffit de lire le « Singe Nu » et « l’animal est-il une personne » pour comprendre que nous ne sommes pas seuls à avoir essuyé le courroux de Dieu…

 « agneau »

Le terme « agneau » est pris dans son sens littéral. Sous son sens ésotérique, notre loup qui, symboliquement, est un vilain coquin aurait à se faire des soucis face à l’agneau : agneau = Agni = feu = amour qui transforme. L’agneau est le symbole représenté sur l’écusson de l’Evêché de Grasse.

 « Champolion »

L’écriture Egyptienne, tout comme celles des Chinois, Japonais ou Mayas est représentations symboliques et codifiées. C’est le fruit de l’imagination créatrice et reproductrice et donc du cerveau dit « droit ». Nos écritures en occident sont faites de petits signes appelés lettres. L’assemblable de plusieurs lettres donnent des phonèmes. Ajoutés à d’autres ils forment des mots dont le sens est soumis à plusieurs interprétations comme je l’ai souligné plus haut. Cette conception est le fruit du cerveau dit « gauche – raisonnante et raisonnable (basée sur la Raison). » Il est dommage qu’actuellement nos enfants aient une préférence pour les émissions TV qui privilégient le cerveau dit « droit » à la lecture d’un livre. Lorsque le lecteur lit, il associe ces signes, ces phonèmes à des mots qui ont une signification particulière et auxquels il va associer une évocation secondaire à la lecture parce que plus personnelle. Il associe les deux hémisphères du cerveau à la compréhension du texte. Ce n’est pas le cas lorsqu’il regarde une émission de TV où le spectateur est « sous le charme (l’endormissement) » de ce qu’il voit, son sens critique est en sommeil.

Nous avons le même phénomène, lorsqu’assis sur les Colonnes, nous écoutons l’Orateur lire sa Planche. Le mot entendu ne fige pas le texte, tout comme dans la Kabbale, la Connaissance est passée de bouche à oreille et prend toute sa valeur sous ses différents aspects.

le terme Pierre

Si ce terme est pris au premier degré, c’est-à-dire comme un matériau parmi tant d’autres qui servent à la construction de l’édifice. Par contre pris dans son sens ésotérique, les Commandements du Roi Salomon prennent toute leur saveur.

Rappelons-nous ce qui est inscrit dans le Cabinet de Réflexions : l’acronyme de V.I.T.R.I.O.L. « Visita Intériora Terrae, Rectificando Invenies Ocultum Lapidem » qui se traduit en « françois » moderne par « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ».

Lorsque l’on sait que l’homme est fait de pieds d’argile et de glaise… la pierre peut trouver aussi sa signification chez le 1er Apôtre du Christ et 1er Pape : Tu es pierre et sur cette Pierre je bâtirai…. Etc….etc…

L’homme n’a pas à se construire, il se suffit à lui-même à la condition, et c’est surement un de ses défis sur Terre, à se RE connaître : répondre à qui suis-je ?

le symbole

Le symbole est semblable à l’oignon. Lorsqu’on l’épluche, on découvre un secret qui se révèle à celui qui sait regarder. Puis, on retire une nouvelle couche et apparait alors quelque chose de nouveau. Mais d’où vient ce regard, cette perception ? J’ai traité ce sujet dans mon blog : « la vraie naissance de l’homme » où je fais un copier-coller d’un passage.

« ..Avant que la parole fût, il faut qu’il y ait eu la lumière. Avant, tout est noir et obscur. Puis arrive l’aurore, la lumière. Les formes et les couleurs réfléchissent cette lumière. Ce qui nous entoure prend alors consistance : nous voyons. Cette réflexion des formes et des couleurs nous fait réfléchir : notre regard sur l’objet de notre méditation réfléchit la lumière - la nôtre - portée sur lui. – ‘Si l’œil n’était « solaire », il ne pourrait pas apercevoir le soleil’ dit Goethe - En avons-nous conscience ? Alors maintenant je peux dire ce que je vois, ce que je pense, je m’exprime, le parle en connaissance de cause. Je viens de naître à nouveau. La substance et les attributs sont « la même chose ». Comme l’argile dans la main du potier devient vase ou plat, le fini découle de l’infini. Je concrétise par du visuel le subtil, l’impalpable de l’esprit, de l’idée. Je partage l’expression concrète de ma réflexion avec l’autre. La lumière cachée dans mon œil devient visible, perceptible par les autres. Lumière tout droit venue de mon esprit. Je projette concrètement ce que j’étais dans le noir et j’offre ce que je suis, avec mes couleurs, aux yeux des autres et à leur soleil… »

J’ai dit.

Louis – qui a quitté la FM parce qu’elle traite d’autres problèmes profanes sans rapport avec son objet : rendre conscient de ce qu’est l’homme afin qu’il puisse répondre à ces simples questions 1° qui suis-je ? 2° où vais-je ? 3°pourquoi donc agir ainsi.

Merci MTCF Jean-Claude de m’avoir donné à lire ce texte qui m’a permis de cogiter. J’ai gagné mon Salaire.




mercredi 30 novembre 2011

Qui était l'épouse de Mitterand ?

Cet article fait suite à «la part d'ombre des Obédiences maçonniques » que j’ai écrit en mars dernier. (Voir sur ce Blog)

La Vérité sort, toujours, à un moment ou à un autre, du puits. 

Depuis le décès de Danielle Mitterrand, on ressasse à l'envi sur les
 ondes le mythe de "la jeune résistante qui rencontra François à Cluny
 (Saône et Loire), chez son père, et fut de tout temps habitée de
 convictions de gauche".

 Le mythe est beau, il fait pleurer les socialistes, mais ce n'est pas
 de l'Histoire.

 En 1941, Danielle était résistante c'est vrai, mais pas toute seule,
 bien sûr, avec et à cause d'Henri Fresnay, jeune militant de la droite
 nationaliste qui venait de créer le Mouvement de Libération Nationale.

 Les communistes collaboraient alors avec les nazis (pacte
 germano-soviétique), les socialistes étaient entrés en masse à Vichy
 avec l'extrême-droite.

Les Gouze-Renal habitaient Vichy.

 Christine Gouze-Renal, la soeur de Danielle travaillait à la
 Commission de censure cinématographique (dans le cinéma déjà...les
 Gouze-Renal).

 C'est à Vichy, et non pas à Cluny, que Christine présenta sa soeur
 Danielle à François Mitterrand, responsable de la protection du
 Maréchal avant de devenir Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants.

 Il venait de recevoir des mains du Maréchal la Francisque n° 2202.
 Danielle devint sa maîtresse. ...

 Henri Fresnay avait lui aussi une maîtresse, arrêtée en 1942, puis
 évadée,qui s'était réfugiée chez les amis d'Henri, les Gouze-Renal,
 s'y croyant à l'abri puisqu'ils étaient vichystes. Mais elle fut
 "retrouvée" par la Gestapo chez les Gouze-Renal, le 28 mai 1943. Elle
 fut à nouveau arrêtée, les Gouze aussi, et tout le monde fut
 longuement interrogé par Klaus Barbie, sauf Danielle. Dans le
 procès-verbal de l'instruction de Barbie (retrouvé en février 1983
 après son arrestation), on a la stupeur de découvrir que ce dernier
 trouva Danielle charmante, parfaitement exquise et qu'il eut
 bizarrement envie de ne rien lui demander.

Puis il fit relâcher toute la famille Gouze.

 A quoi fut due cette subite bienveillance du bourreau nazi ?

 Mireille Albrecht a elle aussi raconté l'histoire de l'arrestation de
 sa fille (Ed. Lafont 1987).

Traumatisé par cette arrestation, le père Gouze partit avec femmes et
filles à Cluny, en Saône et Loire.

 C'est là que François les rejoignit en 1944 pour demander la main de Danielle.

Entre temps, ayant compris que les Allemands allaient perdre la
guerre, il avait rejoint la Résistance dans le groupe du "Petit
Charles", Charles Pasqua ! Qui lui confia la fabrication de faux
tampons allemands pour de faux papiers.

 Le surnom de Mitterrand était Marland, mais "capitaine", c'est lui qui
l'a rajouté pour se présenter au père de Danielle.

 Après la guerre, le couple Mitterrand fréquenta les milieux
 d'extrême-droite, et notamment maître Tixier-Vignancourt, dont le
 secrétaire était le jeune Jean-Marie Le Pen, et Bertrand Renouvin,
fondateur de La Nouvelle Action Française.

 Puis ils jugèrent qu'il y avait plus d'avenir dans le socialisme que
 dans l'extrême-droite pour des jeunes gens ambitieux, ils avaient
 raison. Ils y entraînèrent leurs amis Charles Hernu, ex-chef du Bureau
 de propagande ouvrière du Maréchal et Roland Dumas, ex-membre des
 Jeunesses Vichystes, section de la Forêt de Tronçais !

 On comprend mieux pourquoi Tixier et Renouvin encouragèrent les
 membres de leurs partis à voter Mitterrand plutôt que Giscard ou
 Chirac, pourquoi Mitterrand favorisa l'ascension du FN, pourquoi il
 faisait chaque année fleurir la tombe du Maréchal, pourquoi il
 recevait son vieil ami Bousquet à sa table.

 Danielle n'a donc pas toujours été la passionaria de gauche que l'on
 décrit maintenant.

Il est regrettable que Monsieur Hollande qui brigue la Présidence de la République se réfère à Mitterrand. Lorsque l’on connaît le parcours politique ambiguë de celui qui se fit élire comme homme de gauche mais qui fit une politique en défaveur des classes sociales les plus défavorisées, et, qu’aujourd’hui Monsieur Hollande loue la « grande dame » qui a toujours été habitée par ses convictions de gauche, je me pose la question : s’abuse-t-il ou veut-il tromper ses électeurs comme le fit son mentor ?

Tout humaniste de cœur – l’homme de conviction humaniste n’est pas forcément un homme de gauche - connaît les pérégrinations politiques de l’entourage de Mitterrand et sait qu’il ne faut pas être dupe de leurs tromperies.

vendredi 25 novembre 2011

Comprendre l'économie

Juste pour mettre les choses en place, une petite explication pédagogique.
 Lorsqu'un couple veut s'acheter quelque chose pour laquelle il n'a pas les moyens financiers. Il a le choix d'aller à la banque pour faire un prêt et le banquier lui donne X €, lui demande de faire des remboursements de "tant" par mois qui comprennent le remboursement du capital emprunté + les intérêts. C'est ainsi que les banques font de la monnaie et surtout permettent une augmentation de la richesse.
 Je prends cet exemple : j'emprunte 10 000 € pour acheter une voiture, j'en prends pour 4 ou 5 ans et tous les mois, je rembourse X Euros. J'ai une voiture neuve, le fabricant est payé et la « machine » économique tourne correctement........
Ici, nous avons le consommateur, l’industrie et le pouvoir financier qui sont contents et surtout l’Etat qui gagne la TVA et en fin d’année l’Impôt sur les Sociétés. Tout baigne, tout le monde est content, c’est ce que l’on appelle la croissance. L’industrie vendant de plus en plus de véhicules, elle embauche, donc le chômage régresse. Surtout si notre production se vend bien à l’international, notre balance commerciale se trouve alors en excédent. Ce qui est le cas pour notre agriculture, notre industrie aéronautique, ferroviaire, nucléaire, entre autre.
 J'ai aussi le choix de prendre un crédit revolving.
Connerie sans fonds.
J'emprunte 3000 € - c’est les fêtes, je m’offre une télé 3D + des tas de petits cadeaux pour la famille, appareil photo, ipad, ipod, etc. - que je vais rembourser avec un tout petit intérêt – entre 3 et 4% - auquel s'ajoute, tout naturellement pour la sécurité de l'emprunteur (dixit le prêteur) - l'assurance du paiement - regarder combien cela vous coûte par mois et surtout combien de temps il va vous falloir pour apurer la dette..... Comme la société de crédit vous demande moins de 40 ou 50 €  par mois - captal + intérêt + assurance - vous en avez pour de nombreux mois, voire des années pour vous en acquitter. 
Comme notre besoin de capital est accru par les offres de la pub, - nous sommes une génération où il nous faut « tout, tout de suite », on veut jouir immédiatement des joies du progrès,  et l’on paiera plus tard, nous avons toute la vie pour le faire - vous prenez un crédit révolving chez Carrefour, chez Casino - avec leurs paiements différés -, chez "Cetelem", "Sofinco" ou autre "Cofidis" pour les spécialistes du revolving. Auxquels s’ajoutent les crédits à long terme comme l’habitation et la voiture…..
Cette philosophie est tirée des travaux « l’hypothèse de revenu permanent » de Milton Friedman, Prix Nobel de l’Economie en 1976. C’est une hypothèse très intéressante dans la mesure où le secteur marchand ne tombe pas en régression, sinon …la première victime est le consommateur (chômeur potentiel s’il travaille dans le secteur privé) qui s’y laisse prendre.
 C'est ainsi que vous vous retrouvez un jour à la Banque de France pour établir un dossier de surendettement.....
Cependant il faut être positif, grâce à cette méthode, vous faites marcher le commerce et la demande intérieure donc l'enrichissement de la nation (?), à moins que vous n’enrichissiez les importateurs des pays émergeants – avec les appareils informatiques par exemple, fabricants d’ordinateurs, de téléphonie, photographiques, etc. Merci beaucoup pour eux ! Au niveau de la consommation, la concurrence est vive. Les produits français font front aux produits du monde entier. Parfois, nous sommes gagnants – le vin par exemple – parfois nous perdons – les produits techniques. Qui se souvient des marques florissantes et exportatrices, jusqu’au début de la décennie 1990, Thomson, Brandt ou Bull « pourtant cette société est encore leader sur son marché, qui la connaît » ?
 Mais que fait l'Etat.
 Bé l'Etat qui est sûr de rembourser puisque chaque état est composé de millions d'individus qui travaillent et produisent de la richesse, va donc emprunter pour ses besoins qui sont colossaux comme chacun sait...... ici je ne dis plus rien..... si ce n'est que ce rappel.
Nous avons à peu près 55% d'actifs qui produisent de la richesse, moins ceux qui sont au chômage et 45% d'actifs qui gagnent leur argent dans les administrations de l'Etat, de la Région, du Département, de la Commune....... N’oublions pas que le secteur privé a une obligation de résultats (sinon c’est la faillite) alors que le secteur public a une obligation de moyens. Il suffit par exemple qu’un professeur ait bac + 5 pour être admis à l’Education nationale sans pour cela qu’il soit un bon pédagogue. Au  moins il occupe une classe. L’honneur est sauf.
Qu’est ce qu’un actif ? Sont considérés comme actifs les individus âgés de plus de 16 ans (l’école est obligatoire jusqu'à cet âge) jusqu'à l'âge de la retraite, 62 ans. Il est certain que l’on peut entrer dans la vie active bien plus tard et prendre sa retraite aussi plus tard comme le médecin qui poursuit son activité au-delà des 70 ans, ou l’acteur de cinéma qui ne prend généralement pas de retraite, tant qu’il peut se produire sur scène.
Eux aussi participent à la consommation des produits que le monde entier nous donne. Rappelez-vous en 1981, Mitterrand ferme les frontières aux nouveaux produits techniques que tous les français désirent mais que la France ne fabrique pas........ C'est le coup des magnétoscopes arrêtés et parqués à Poitiers....
Pourquoi Poitiers ? Parce qu’en 732, notre bon roi Charles Martel a arrêté les Arabes de l’invasion musulmane à Poitiers.
Malheureusement Mitterrand a été obligé d’accepter..... sans compter les autres produits d'importation d'Europe ou d'autres pays......désirés par le consommateur, ce qui a eu pour résultat tangible d'augmenter le départ des usines hors de France pour produire moins cher et d'augmenter le chômage.......
C’est dommage, car juste avant lui, le Premier Ministre Raymond Barre, à qui l’industrie reprochait l’invasion des voitures japonaises en France, répondait : « vous n’avez qu’à construire des voitures plus performantes ». Message reçu par Renault, qui quelques décennies plus tard, « avala » Nissan.  Raymond Barre était un économiste non un esprit dogmatique.
 Revenons au service de la dette. Nous avons un TRES FORT pourcentage d'administratifs - 45% - disséminés ici et là, qu'il nous faut payer à vie... (salaire + retraite) et comme la richesse de la France - bien que correcte, nous sommes la 5° puissance économique mondiale, ne suffit pas à couvrir les frais de nos administratifs (n’oublions pas qu’ils n’ont pas d’obligation de résultats, de plus il faut ajouter les frais de fonctionnement. Avez-vous entendu parler des RTT dues pour heures supplémentaires au-delà des 35 h ?).... Nos actifs du secteur privé n’arrivent pas à combler notre déficit commercial alors nous empruntons, empruntons, empruntons...... jusqu'à maintenant à un taux relativement bas - autour de 3% -
 Et comme nous avons toujours besoin de toujours plus d'argent, nous ne pouvons que rechercher les taux les plus bas.... qui malheureusement ont tendance à augmenter ces jours-ci.
Nous sommes comme ce client du crédit revolving qui ne rembourse pas le capital emprunté...... seulement, uniquement les intérêts et chaque jour, chaque mois, nous augmentons les intérêts de la dette comme ce consommateur du crédit revolving qui va emprunter à X puis à Y puis à Z puis se casse les dents sur la réalité, comme la Grèce, le Portugal, l'Irlande........
Que nous le voulions ou pas, c’est un principe de vie, lorsqu’il y a consommation, il y a un jour ou l’autre, présentation de la facture. Cette facture est valable sur le plan individuel et aussi pour les personnes morales. Lorsqu’une Société fait de mauvais résultats, elle est sanctionnée par le Tribunal de Commerce. Lorsqu’un Etat fait de mauvais choix budgétaires ou sociaux, il est sanctionné par les Marchés financiers. C’est le cas de la Grèce, l’Irlande, etc….
Ce laisser-aller est révolu. Pour conduire un Pays, il est nécessaire que le Gouvernement s’adapte à son environnement comme toute société marchande s’adapte à sa clientèle. Il devient urgent d’avoir une approche marketing responsable pour diriger un Etat. Il va de soi aussi que les habitants de ce pays doivent s’adapter au nouveau monde. Nous sommes dans l’ère de l’informatique et celle-ci n’existait, pas ou à peine, il y a à peine 20 ans. Les marchés financiers - ceux qui sont capables de nous prêter de l'argent ou de nous acheter de la dette - se posent la question sur notre capacité à rembourser 1° les intérêts, et 2° aussi le capital - qui, lui, est dépendant de notre capacité à produire de la richesse vive et marchande. C'est ce qu'a compris l'Allemagne qui est un des pays les plus actifs à vendre sa production.
Le pays qui emprunte pour investir le futur est maître chez lui, pas celui qui emprunte pour payer les intérêts d’une dette passée, celui-ci est esclave de l’emprunteur, comme l’adepte du crédit révolving est esclave de sa société de crédit.
Non seulement, il faut booster nos entreprises, booster notre ingéniosité à produire, booster notre créativité, booster notre réactivité, adapter notre cadre de vie à l’environnement mondial : c’est notre capacité à vendre notre productivité qui permettra à nos enfants d’avoir une retraite heureuse, non les lois obsolètes (35 h) et les finances en berne.
Mes amis, 2012 s'annonce difficile !


samedi 19 novembre 2011

L'avenir fiscal des Français en 2012

Les renseignements que je vous donne proviennent du mensuel "Capital" de novembre 2011.

Lisez et ensuite vous voterez en votre âme et conscience. Pour ceux qui ne votent pas, sans avoir choisi, ils sauront comment l'Etat va leur diminuer leurs ressources.

Qu'importe le vainqueur, l'état des finances publiques n'est plus tenable. La façon de gérer un Etat change, même la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne, l'Italie ou l'Angleterre sont déjà ou vont se mettre à l'œuvre. Si un ménage ne peut plus emprunter au-delà d’une certaine somme, il en va de même pour un Etat. Fini le temps, où l’Etat se permettait de vivre à l’aise et de laisser l’ardoise à la ou aux générations suivantes. Le temps de la gestion saine est arrivé.

La France, et qu'importe le futur Président, va suivre ce nouveau concept et pour se faire résorber la dette et les déficits abyssaux qu’elle cumule depuis 1981. Les deux camps sont d'accord pour ramener le déficit à 0 % du PIB d'ici la fin du prochain quinquennat.

Ce sont les méthodes pour y parvenir qui différent.....

Malheureusement, on ne parle pas des impôts locaux - Taxe Foncière et d'Habitation - de certaines villes, départements, régions..... dont les augmentations vont bon train....... Les collectivités locales sont au-dessus de ces contingences..... dont certaines trainent dans leurs comptabilités des emprunts dont les prêts ont été émis par des banques qui ont proposé des "subprimes"..... Merci les élus.

Commençons par regarder le Projet du Parti Socialiste qui se garde bien de claironner ce qui suit.

N'oublions pas qu'il promet le financement de 300 000 emplois jeunes et l’embauche de plusieurs milliers de fonctionnaires.

François Hollande prévoit d'alourdir les prélèvements de 10 à 20 milliards dès 2012, puis d’une dizaine de plus par an jusqu'à la fin du quinquennat. Soit 4X10 = 40 + 20 = 60 milliards d’€

Où trouver les sous ? Pour le Parti Socialiste, c'est simple, puisque le régime actuel génère des injustices, il faut réformer.

Voyons le schéma.
Nous avons deux impôts qui touchent directement l'individu. L'Impôt sur le Revenu et la CSG.

L'I.R : rapporte peu. Environ 6.2% des recettes fiscales totales. Apparemment progressif, il tient compte du salaire de l'individu, du nombre de parts. Ex, dans un couple si Mr gagne 3000 € mensuel et que Mme ne travaille pas, l'IR divise les entrées d'argent par deux - 2 parts- 
En 2011, l'I.R a rapporté à l'Etat 52 milliards d'€.

la CSG : rapporte de plus en plus : 12.2% des recettes fiscales presque deux fois l’IR. De plus cet impôt est directement pris à la source. Ce prélèvement, qui rapporte à l'Etat (8%, c'est son montant actuellement qui est prélevé sur chaque feuille de paie), touche toutes les classes sociales sans discernement. En 2011, la CSG a, elle, rapporté à l'Etat 94 milliards d'€.

Les docteurs « Yaqu’a » issus des Grandes Ecoles et de l’ENA, ceux qui ont eu comme professeur un certain DSK, ont trouvé la recette : cumuler les deux impôts directs par un prélèvement. CSG + IR c'est la recette infaillible. C'est simple, lisible et retenu à la source par l'employeur. Voilà l'idée qu'elle est "bouonne" !

Mais où les choses se corsent c'est que le PS rêve de dynamiter le mécanisme du quotient familial.

Pour être cohérent avec leur politique de remise en état la dette française d'ici 2017, ils n'ont d'autres choix que de remettre en cause le caractère familial de la nouvelle imposition. Pour cela, il n'y a qu'une seule issue : non frapper les individus - homme ou femme - mais les ménages. L'impôt est aujourd'hui plus doux pour les mariés ou les pacsés qu'avec les célibataires.

Pour un célibataire qui gagne le SMIC, il est redevable de l’impôt même avec un enfant à charge. Ce célibataire à 1 part plus une ½ pour l’enfant.
Alors qu'un couple aura deux parts et est exonéré de l'impôt.

La CSG n'a pas de pudeur, elle taxe chaque salarié sans tenir compte de sa situation familiale. Il n'est pas envisageable de "familialriser" la CSG - tenir compte lors de son prélèvement des conditions de famille et de parts qui sont en vigueur pour l’IR - le faire c'est accepter de perdre plus de 10 milliards de revenus escomptés.

Alors reste la solution d'individualiser l'IR ! Autrement dit, dynamiter le quotient familial et le quotient conjugal ! Faire en sorte que l’IR soit calculer comme l’est la CSG, c'est-à-dire un % du bulletin de paie sur chaque salarié ou retraité. Il sera tellement plus simple d’augmenter cet impôt unique au fil de l’embauche de fonctionnaire ou de compenser le taux des emprunts d’Etats par une simple loi de rectification du Budget.

Simple rappel, la CSG a été inaugurée par le Gouvernement ROCARD en 1990 et son taux n’était à l’époque que de 1,1% et aujourd’hui elle atteint 8%.

Je vous rassure Hollande n'est aujourd'hui pas trop favorable à cette technique...... jusqu'à quand ? Accepter de faire payer tous les salariés individuellement c’est remplir enfin les caisses de l'Etat comme prévu, Ne pas être favorable est se faire élire sur des mensonges et laisser l’Etat en état, voire pire car au bout des 5 ans de Présidence, la France sera similaire à la Grèce.......

Il n’y a pas d’autre issu selon le Parti Socialiste : il faut donc passer par cette idée et surtout ne pas la dévoiler avant début mai 2012. Cette méthode a le mérite de pratiquement doubler l’impôt direct sur les ménages.

Les simulations montrent qu’un couple, marié avec un enfant dont le père est cadre dirigeant, ayant un revenu de 300 000 € paiera en 2011, d’impôts  85 537 € et 166 390€ en 2012. Youpi ! Autre exemple. Couple 35 ans, pacsé deux enfants régleront 11 054 € en 2011 et 11 066€ en 2012. Un célibataire avec un enfant à charge réglera 2160 € en 2011 et idem en 2012.

Problèmes :
  • L'impôt étant individualisé, tout revenu est taxé et si Mme ne travaille pas, elle est exonéré. Par contre Mr est lui taxé comme un célibataire...... le quotient familiale n’existe plus.
  • Bien entendu, la CAF, les indemnités chômages et autres revenus sociaux sont exonérés....
  • Ce qui sera envisageable est le départ en masse des riches et des entrepreneurs vers d'autres cieux plus cléments et donc augmentation sensible dès 2013, du chômage.....
  • Augmentation de l'effet "greffier" l'épouse doit ou doit-elle pas travailler ? sous quelles conditions ? Travail au noir ?
  • Un célibataire est taxable très vite. Dans une famille ou les conjoints gagnent le SMIC, aujourd'hui exonérés, demain comment vont-ils vivre ?
  • Je ne parle pas de la diminution du pouvoir d'achat des retraités, dont certains d’ailleurs ne manquaient pas de subventionner les petits enfants. Vont-ils pouvoir continuer à le faire ?
Les niches fiscales seront plafonnées à 5000 € par personne. Je vous laisse lire l'article de Capital pour le reste. Aussi dans la foulée, " Il n'y a aucune raison que ces revenus du capital soient moins taxés que les salaires, ils seront réintégrer dans le barème de l'IR" dixit Hollande.

Malheureusement, le nombre des capitalistes français sont en nette perte de vitesse avec cette crise. Dès que possible, ceux qui le peuvent partent à l’étranger sauver ce qui est encore possible. Quant aux capitalistes internationaux…… ils iront prêter leur argent à d’autres Etats, puisqu’en France la rentabilité déclinera. Si la France a besoin d’emprunter sur le marché financier international, elle le fera aux taux que lui fixeront ces capitalistes internationaux…… Par ailleurs les petits épargnants qui ont mis leurs économies dans les actions, ont tendance à ne pas vendre celles-ci afin d’éviter les pertes à la revente et attendent des jours meilleurs. Ce sont et reste des paroles sans intérêts pour l’économie mais rentable pour la communication de l’anti capitaliste de gauche.

Mais il y a un avantage : en 2017, la France n'a plus de dette - officiellement !

Projet de l'UMP.

C'est pour l'instant en discussion.......  mais jamais Nico ne rasera gratis..... le projet est encore flou et « la navigation est à vue ».
Alors
  1. rabotage de certaines niches fiscales : il y « a du gras semble-t-il »  
  2. le taux supérieur de l'impôt pourrait être augmenté part une nouvelle tranche à 45%. Un certains nombre de contributeurs en ont déjà accepté l'idée. Une loi est déjà passée et une autre serait à l’étude.
  3. C'est surtout une augmentation de la TVA - dite sociale - qui va faire mal. Elle pourrait passer de 19.6% aux alentours de 25%. Même les taux réduits ne sont pas à l’abri d’un coup de pouce. Le problème, cette taxe touche tout le monde et les plus démunis seront les plus lésés.
En contrepartie, baisse des charges patronales sur le travail et donc  nos produits seront plus compétitifs à l'exportation d'une part et les produits importés plus chers et donc, dans une grande mesure, la consommation locale boostée.

Ce qui veut dire aussi baisse du chômage......Or un point de plus croissance équivaut à plusieurs milliards d’€ dans les caisses.

Autre avantage, les entrepreneurs restent en France et la fuite des capitaux devrait s'estomper.

Les simulations d’impôts pour la droite au pouvoir.
Le même cadre dirigeant, marié avec un enfant ayant 300 000 € de revenus paieront 85 537 € en 2011, et 91 972 € en 2012,  notre couple pascé réglera 11 054 € en 2011 et 12 239€ en 2012, notre célibataire au SMIC avec un enfant à charge réglera en 2011 2160 € et 2727 € en 2012.

Je vous laisse découvrir l'article dans Capital du mois de Novembre sur ce sujet et aussi sur la fiscalité galopante des villes.....



vendredi 21 octobre 2011

En construisant sa Loge, l'Initié se construit

Initiation veut dire prendre connaissance et surtout conscience que……
Lorsque le Frère, la Sœur, entre en Loge, surtout au 3° degré, il prend conscience qu’il est microcosme identique au macrocosme.
Regardons le Temple.
Il est orienté Est Ouest,
Au dessus de l’Initié il y a la Voute Etoilée. L’Initié est traversé par des millions de particules, il beigne dans la pensée qu’il reçoit provenant de l’intelligence céleste.
Il est debout et donc récepteur, antenne, lorsqu’il entre dans le Temple.
Il prend place soit au Septentrion, soit au Midi.
Regardons les symboles qui décorent le Temple. Tous ont une signification parlante.
J’attire par contre votre regard sur l’emplacement, non des sept Lumières, mais de six. Leur emplacement est la figure de l’Etre, de l’Initié.
Représentons-nous l’Etoile à 6 branches :
En parcourant les images de gauche à droite, on comprend que l’Initié, en entrant dans le Temple, entre en lui-même. Tout est symbole et le symbole révèle l’Homme.
Le premier dessin résume la PNL ou comment l’homme conscient fonctionne, comment les différents plans interagissent sur lui – inconsciemment ou consciemment.
Le deuxième dessin résume l’action de l’Etre.
Savoir- Vouloir- Pouvoir
Avoir- Etre - Faire
Savoir  comme       faire le point, analyser, synthétiser, engrammer, archiver…
c’est le cerveau : exposer, informer, mémoriser
Vouloir  comme     motivation, être motivé pour surpasser son seuil de Peter,  animer et créer un climat positif dans une équipe
c’est le coeur : l’émotion, l’expression
Pouvoir  comme    : moyens, ressources mises en oeuvre pour être efficace,
  efficient.
c’est le corps : l’entraînement, le concret, la Règle, le cadre
Avoir   comme       avoir des outils - l’inné ou les acquisitions
créativité mettre en forme des impressions, des idées, des sensations, conceptualiser son expérience pratique.
Etre  comme          provient du latin populaire « essere » exister, c’est l’état d’exister et du grec « bolos » qui désigne le contenu, l’action, c’est traduire, projeter le « Moi » avec le préfixe « sym » signifiant avec, cohésion, va donner le sens de rassembler ce qui est épars, synonyme de centripète MAIS avec le préfixe « dia » signifiant disjoindre, disperser, synonyme de centrifuge. diable vient du grec « diabolos » et du latin « diabolus » il a bien son siège en nous, c’est nous même qui sommes notre propre créateur du symbolos ou du diabolus. Il est ce que l’individu va projeter – l’image -  de lui-même ou de l’organisation dont dépend cet’individu. Il est le « chef » le « capet », celui qui donne le « la » dans un groupe.
Faire  comme         se servir de ses outils, donner forme aux désirs, concrétiser les intentions
Nous allons les mixer, les décliner ensemble
Pouvoir avec Avoir
                          permet la satisfaction
c’est une acquisition, faire un investissement
avec Etre
          c’est le « symbolos »
le pouvoir être dans le coup
être d’attaque, en forme, dynamiser, avoir du punch
c’est la maîtrise de soi, de ses émotions
évoque la puissance : si je peux, je suis, si je suis, je peux
si apparaît un dysfonctionnement, il y a éclatement : le « diabolos » ou névrose, peur, .... qui se traduit par une soumission....ou que l’on compense par un complexe de supériorité.
avec Faire  saisir les opportunités, saisir sa chance
c’est le pouvoir de décision
c’est tous les gestes, compétences, aptitudes à sa disposition
action du comportement, avec tout ce qui se fait sur ou avec l’environnement.

Vouloir avec Avoir
                  c’est le projet, l’objectif, les priorités, les buts
c’est le choix de ma stratégie

avec Etre
         c’est ma cohérence interne
c’est ma force interne
c’est mon capital de confiance en moi
ma certitude intérieure
ma conviction intime
c’est oser être

avec Faire
         c’est s’impliquer
s’engager, prendre ses responsabilités

Savoir avec Avoir
                  analyser, penser autrement, créativité
c’est la position d’Adulte en A.T
c’est savoir, voir autrement, élaguer, changer les croyances
c’est avoir des idées plutôt que des préjugés

avec Etre   on se libère du déjà vu
c’est être réceptif, disponible

avec Faire  c’est finaliser
c’est faire le point, le bilan
c’est conclure en connaissance de cause
Il est vrai qu’ici, je traite ce sujet du point de vue général. Chacun peut alors le décliner à sa propre vision qu’elle soit profane ou Maçonnique.
 
Je suis, je me réapproprie mon être, ma réalité, ma nature profonde
Je suis si j’agis, je suis acteur !  je ne subis plus !
Nous comprenons pourquoi l’Office du Vénérable est très importante, il est le modèle, la représentation de l’homme, de ce qu’il doit devenir.
La 3° image est la position de chaque Lumière dans le Temple. Nous pouvons faire une corrélation entre leur positionnement dans l’ensemble du Temple et leur correspondance.
Le Vénérable est le physique, il est l’expression de toutes les Lumières, de tous les plans de l’Etre.
L’Orateur est le Pouvoir. Il est le seul à ne pas demander d’autorisation pour s’exprimer au Vénérable. Il est placé en pleine Lumière. Il est le plan Causal, il est la cause. Son influence est grande.
Le Secrétaire, placé au septentrion, sait et garde le silence, comme Joseph dans la Bible.
Le 1er Surveillant « fait » le futur Maçon, il veille à ce que tout se déroule selon la Loi. Ce travail est d’éveiller l’inconscient, de le rendre conscient.
Le 2ème Surveillant « a » des Apprentis qu’il doit dégrossir, c’est lui l’Initiateur. Il doit y avoir un « feeling » entre l’Autre et la Loge.
Enfin le Couvreur qui a le vouloir de faire entrer ou pas ce qui est correct : Je suis le premier juge de mes pensées, de mes sentiments, de mes actes et le premier responsable de leurs conséquences.
Le Temple est le reflet de l’Etre. Il symbolise l’Etre. Il est la projection de l’Etre. Voilà comment il se voit. Il y a une correspondance entre l’objet, l’image, les mots, les sons, les déplacements dans l’espace du Temple et le Maçon dans le Temple.
Le Rite est indispensable, cependant il est double, soit il éveille, soit il endort le Frère.
L’homme est imprégné, parasité par ses soucis, ses préoccupations. Il a besoin pour se retrouver de faire silence et pour cela il a besoin d’un Rite qui nettoie de toute préoccupation venant du monde profane. Cette « mise en scène » n’est pas gratuite, il met l’Homme en état de réception. Chaque parole, musique, geste ont leur signification profonde sur l’Individu : c’est un désincrustateur de « crasse », de parasites afin qu’il se mette en phase avec l’Univers. C’est indispensable.
Cependant, aussi, ce même Rite peut endormir. Il berce et, dans ce cas-là, les forces de la vie profane opacifient toujours l’esprit et l’âme les rendant imperméables à la perception subtile du message symbolique du Maçon. Combien de FF.*. .*. et de SS.*. .*. attendent la fin de la Cérémonie pour exprimer le « moi-je » qui sommeille en eux, n’ayant pas fait le vide de leurs métaux, lors d’intervention ? Ces « maçons » ne sont que des « Singes nus » profanes déguisés en Maçons. Ils importent la vie civile profane polluant ainsi d’un vice pervers le Temple.

Nouveau courant maçonnique ?

CREATION D’UNE LOGE NOUVELLE
Ou la poursuite de la recherche de la Connaissance
La création d’un atelier est une fondation, c’est à dire le départ d’une œuvre qui dépasse bien largement ses créateurs.
C’est le témoignage d’un groupe de frères et de sœurs qui choisissent de travailler ensemble mais qui s’adressent aussi à tous ceux et celles susceptibles de les rejoindre maintenant et bien plus tard lorsque eux-mêmes auront disparus. Ce témoignage est intemporel tout autant que l’est notre souffle intérieur.
Nous percevons l’être humain comme une totalité sans cesse en évolution ; reliée à toutes les composantes de l’univers ; participant à l’éveil de la conscience ; dotée des outils intellectuels, affectifs, psychiques et spirituels pour croire et comprendre.
La création d’un atelier, s’il est évident qu’elle porte de l’enthousiasme et de l’espérance ne va pas sans une prétention, cette forme du désir qui porte un être à prendre contact avec sa verticalité et son essence.
Cette prétention doit être la mieux définie possible.
Elle porte d’abord sur certains constats qui sont issus d’une pollution du monde profane dans notre société initiatique.
Il existe une contamination permanente du monde profane et les pressions auxquelles tout homme est soumis dans la société, l’écartent bien souvent de la perception de sa composante spirituelle.
-         le goût du grand nombre et ses incontournables conséquences : le pouvoir et l’apparition de groupes d’influences.
-         la mode de l’illusion démocratique : sous couvert de laisser s’exprimer toute personne humaine, il apparaît une confusion générale sur les valeurs, les places les fonctions et les rôles de chacun dans notre monde. Ainsi l’élève se veut l’égal et le juge du maître ; l’enfant discute l’autorité et la transmission parentale ; l’égalitarisme gêne l’expression et  les aspirations essentielles des personnes. La société est nivelée non par le bas mais par ce qui est commun. Dès lors tout discours sur la perfectibilité de l’être, sur sa relation avec le divin, et son élévation est ressenti comme une atteinte et une singularité dangereuse pour la société. Et nous ne pouvons plus parler de Dieu sans gêner ni même présenter une quête spirituelle sans se faire taxer d’illuminés ou de mystiques irréalistes.
-         Il advient un laisser aller, un comportement qui se manifestent jusque dans notre vêture, nos paroles et par l’influence de la dynamique des groupes, nous n’y prêtons plus attention. Alors l’endormissement, l’oubli, s’installent  menaçant la continuité de la mémoire, ce lien à notre histoire et aux legs que nous avons reçu et que l’initiation commande de transmettre.
-         Et ce qui peu être pire, c’est que dans un souci de transparence ou d’explication de l’image que nous voulons donner au monde extérieur nous utilisions un langage profane, profanant ainsi le cœur de nos symboles. Comme s’il fallait plaire à l’extérieur ou donner une image socialement correcte.
-         Et le pire des maux, avoir dans leur Atelier des Frères qui sont narcissiques ou qui veulent, au sein de leur Loge, compenser un complexe d’infériorité par l’occupation d’un Office, une responsabilité que le monde profane leur refuse pour leur incompétence intellectuelle ou morale. Nous savons tous, qu’un Frère ou une Sœur qui confond Pouvoir avec l’Office occupé, comme le Vénéralat par exemple, est semblable au personnage de l’Avare de Molière : tous les FF ou SS de l’Atelier vont transformer leur personnalité à l’instar de Valère, Cléante, Mariane ou Elise qui en perdent leur innocence. Le vice pervers de l’Avare s’est insinué dans leur désir de progresser et ce Frère y a installé le poison comme l’Avare le fait pour tous les personnages de son entourage proche.
En fait ce que nous prétendons n’est prétention qu’au regard de ces constats posés.
Nous posons comme principe organisateur de la fondation de la R.*.L. LES ENFANTS xxxx (mais ce peut être aussi dans le cours de notre vie), la triade : intention, attitude et attention.
Nous sommes ici car c’est notre intention.
Qu’est-ce que cette intention ?
Nous répondrons perpétuer un Ordre initiatique délivré des scories de la société profane et composé de FF.°. et de SS.°. attachés à la Tradition et à sa Transmission, afin que survive un idéal qui a été celui des Frères fondateurs de la Franc-Maçonnerie. Il ne faut pas oublier que cette Tradition nous vient de plusieurs siècles avant le Christianisme. Elle était présente en Egypte, en Terre d’Israël, en Grèce….. Elle migra sur tout le bassin méditerranéen à l’effondrement de l’Empire Byzantin en 1453 attaqué par les Ottomans, d’abord en Italie puis en France ensuite dans le reste de l’Europe. Pendant des Siècles le Savoir, la Connaissance, fut cachée en Europe Occidentale dans les Abbayes par l’Eglise toute puissante. A la Renaissance, le courant Humanisme fait son apparition. Ce courant se renforce en 1717 en Angleterre, puis pendant la Révolution Française avant de se répandre dans tout l’Occident. Mais n’oublions pas que cette Tradition se cache sous le symbolisme dans les Cathédrales, les monuments historiques…et qu’il nous appartient de décrypter derrière la forme la substance moelle afin que celle-ci nous abreuve.
Malheureusement nous constatons, avec amertume, que nous vivons une époque où trop d'éléments friands de cordonnite rêvant d'être politiquement reconnus, en sont devenus des parias fossoyeurs !
Notre nouvelle association est un tout qui se veut rendre la parole et le droit de cité à la Franc-maçonnerie de base, celle des petits, des oubliés, de vrais maçons libres dans des loges libres et obédiences à taille humaine.
Nous le savons, de plus en plus de Frères et de Sœurs, ne se reconnaissent plus en tant que tels dans nos Obédiences. Qu’importe ! La Franc-maçonnerie n’existait pas en tant que tel dans les temps anciens et nous le savons, cela n’a jamais empêcher la Connaissance de se transmettre. Nous savons donc, que le profane sincère, tout comme les Frères et Sœurs rejoindront ces nouvelles Loges guidés par leur instinct afin de poursuivre l’Oeuvre.