vendredi 6 avril 2012

le symbolisme partie intégrante de l'homme

« Le symbolisme ET l’Homme ou le symbolisme EST l’homme »

Pour ce faire, je prendrai trois exemples :

·       le symbole dans la communication,

·       le symbole qui accompagne le patronyme,

·       enfin le symbole dans la prière dominicale.


Communiquer vient du latin - communicare - mettre en commun, être en relation.


Savoir communiquer n’est pas une évidence. La communication se fait à l’aide de signes et de symboles. Est-ce que ceux-ci ont la même valeur chez l’Autre ?

Les instincts, bien qu’identiques chez tous les Hommes, se manifestent différemment selon l’« Ethos » qui prend racine dans le subconscient culturel auquel nous appartenons : nos langages, comportements, habillements nous différencient selon le groupe social d’appartenance.


Enfin, celui que nous connaissons le mieux depuis Freud, l’inconscient individuel qui prend sa source dans notre habitus primaire (Père - Mère).

Le « Père » représente le pouvoir de notre Société en tant que force dans le groupe familial. Cet emblème est si puissant que toute personne investie d’Autorité (professeur, cadre, patron, mais aussi gendarme et policier, ou, ici, le Vénérable Maître en Chair) réinstaure cette communication archétypale. Certain auteur attribue le symbole paternel à « son potentiel de transcendance. Le Père figure moins comme géniteur égal à la mère que comme donneur de lois ». Il est source d’institution. Il représente, aussi, le Soleil, celui qui réchauffe, et surtout qui éclaire.

Sans concéder à l’homophonie, la mère se rattache à la mer, à l’eau et donc à la Lune, mais encore, à la terre comme étant réceptacle et matrice de la vie. Sur le fronton de l’Eglise de l’Evêché, à Marseille, «Le Christ : Fils et Roi » couronne sa Mère. Chacun peut interpréter ce symbole mais tous s’accordent en ce qui concerne le respect dû à la Femme sous tous ses aspects, mais également à notre Terre-Mère, et pour les Initiés, Isis !

Lorsque l’on regarde l’homme debout, on peut faire une approche structurelle basée sur une classification tripartite commune à tous les Hommes :

·     le réflexe de la verticalisation (haut – bas, ciel - enfer, rituels d’élévation, les hiérarchies) dont un des symboles majeurs est le phallus, symbolisé par le glaive ou le sceptre. Nous retrouvons cette verticalisation dans les colonnes du Temple dont l’une masculine BOAZ l’autre féminine JAKIN. Lorsque l’Initié médite sur celles-ci il pense à son « anima » et « animus » qui sont les deux piliers de lui-même. 

·     le réflexe digestif lié à la transformation (contenant - contenu, la crypte, l’athanor, et aussi la gestation) représenté par le symbole de la coupe, le Graal. On voit ici la symbolisation de la femme. Ces deux symbolisations sont dissemblables. Toutefois le premier ne saurait être considéré comme supérieur au second. Chacun préfère voir le glaive dans son fourreau, c’est un signe de paix. Tous deux sont nécessaires et complémentaires pour la manifestation du troisième réflexe, à savoir :

·     le réflexe cyclique (les saisons, la rythmique, la sexualité) symbole d’action représenté par la roue.

Le symbole de la roue est particulièrement fort. Nous pouvons lui donner deux interprétations :

Généralement on pense à deux schèmes, ceux-ci ont la même explication : le nombre 13 qui correspond dans l’un

  • aux 12 mois de l’année - représentés par les douze signes du zodiaque. La terre parcourt sa circonvolution autour du soleil. Au cours de sa ronde la terre manifeste les saisons en fonction de sa position. Il a donné au fil des temps le mythe du cultivateur.  Le cycle de la vie, de la mort, de la renaissance.
Dans l’autre :

  • aux apôtres, le 13° est le Christ, qui se substitue au Soleil, symbolisant la  « voie ».
Chaque apôtre manifestant la philosophie de celui-ci. On voit, ici aussi, la croyance dans la Vierge qui, chez l’Initié, symbolise la nature qui se remanifeste en avril puis remonte au ciel le 15 août, au moment où la croissance des végétaux se volatilise.

La roue est une circonférence qui manifeste l’action du moyeu qui semble immobile.

Il est intéressant de visualiser une manifestation sur un point du cercle roulant sur une surface plane. La position du point subit l’action du centre : ascension - chute ; progression - décadence. Nous pouvons ainsi comprendre la vie, la mort d’un produit, d’une idée, d’une civilisation, d’un être humain. Pour ensuite repartir pour un nouveau parcours, sans doute ?


Si nous considérons que notre place est au centre, notre rayonnement exprime les manifestations de celui-ci. Nous sommes nous même, actif, identique, avons une attitude linéaire et stable.  Le devoir de l’Initié est de rechercher à aller au centre du cercle. C’est sa quête du Graal, la quête de son « Moi » profond. Nous sommes sur la circonférence et nous devons arriver au centre.


Si nous nous plaçons sur le plan de la manifestation - sur la circonférence nous sommes le jouet de forces, en nous inconscientes, que nous subissons. Nous manifestons la loi d’ascension et de chute alternativement.

Qui est au centre de notre Etre ? Nos pulsions motivationnelles inconscientes ? L’étincelle divine ? L’intellect ne nous permettra jamais d’aller au centre du cercle, seul la voie cardiaque a ce pouvoir, c’est ce que je nomme l’intelligence du cœur, l’intelligence émotionnelle différente de l’intelligence raisonnable.  


En Europe ou dans le monde Occidental, les symboles ou signifiants sont communs à quelques nuances près. Ce qui facilite la communication mais n’interdit pas les nuances. Ce sont celles-ci qu’il nous appartient de comprendre. Nous sommes alors dans le monde de la sémantique, de la symbolique, de la gestuelle, de la sémiologie.


Ne perdons jamais de vu que la communication commence à l’intérieur de nous même. Nous ne pouvons exprimer QUE ce que nous sommes. Emerson disait « ce que tu es, crie plus fort que ce que tu dis ».

Afin d’illustrer ce propos, pour aller plus avant, je vais aborder la symbolique des nombres et la répercussion sur le patronyme.

Personne ne sait pourquoi l’alphabet est dans l’ordre que nous connaissons : A B C D. E....etc., X.Y.Z, au lieu de R,U,G,A. De même pourquoi la suite des nombres est-elle 1 2 3 4 5 6 7 8 9 et non  pas, par exemple, 9 5 3 4 7 2 etc. ?...

Quand on lit la Bible, on est surpris par la répétition de certains nombres.
«  Comme la sagesse est le partage de peu d’hommes et qu’il est permis au sots de compter, les hommes admirent la sagesse et méprisent les nombres. Mais ceux qui sont doctes et studieux contemplent dans la Vérité elle-même et le nombre et la Sagesse »


«  La raison des nombres ne doit pas être dédaignée puisqu’il suffit de lire avec soin les divines Ecritures pour en comprendre la grande importance. Ce n’est pas en vain qu’une des louanges données à Dieu est d’avoir disposé les choses avec mesure, avec NOMBRES, et avec poids. » - (De civ. Dei ad Marcellus - St Augustin)

Le nom est la clef de la puissance magique. Pour les Egyptiens, la connaissance du nom est la connaissance véritable. Prononcer le nom, c’est façonner une image spirituelle, révéler l’essence d’un être. En nommant, on crée. Si on veut tuer quelqu’un on efface son nom de la pierre. Ce qui a été fait en Egypte notamment pour le pharaon Akhenaton.

Les éléments du nom, les lettres qui le composent, sont des vibrations d’énergie. De plus, les lettres qui composent notre patronyme et notre prénom ont une répercussion inconsciente sur notre caractère, notre vision du monde. Ce qui nous est semblable ou contraire trouve un écho dans notre subconscient.


Les récentes études en communication nous indiquent que nous communiquons de deux manières différentes : la digitale et l’analogique. La première nous apporte une précision que l’autre n’a pas. Dans les calculs digitaux, les données et instructions sont traduites par des nombres et ne souffrent d’aucune approximation. L’analogique nous vient des propriétés de notre cortex. Nous utilisons des grandeurs « analogues de données ». Le symbole en est une illustration.


Il y a quelques années, un mathématicien belge se pencha sur ce problème. Son neveu, René - Jacques MOUTON, ingénieur et curieux compléta les recherches. En 1966, il confia ses conclusions à notre Frère Guy


En 1986, nous reprenions ces recherches avec des noms profanes en me basant sur l’analogie des nombres. Guy le fît sur la symbolique des nombres. Les résultats obtenus eurent de quoi surprendre lorsque un prénom et un nom étaient réduits en nombres, et lorsque ceux-ci sont analysés symboliquement et par analogie puis étendus à d’autres noms de même valeur. Tous les patronymes pris pour « cobayes », quelque soit leur origine étrangère, révélaient leur quintessence. Cette constance ne manqua pas de nous surprendre.  Il va de soi que cette étude ne donne rien avec un alphabet non latin.


Dans l’Ancien Testament, le nom exprime la réalité profonde de l’Etre qui le porte. Dans l’Ancienne Egypte, retrancher un nom supprime l’existence de celui qu’il représente. Donner son nom c’est livrer une partie de soi : tant qu’on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas celui qui le porte. Dans Rome, au temps de sa splendeur, les patriciens ne donnaient pas leur nom mais directement le nombre que formait ce nom.
 

Ne faut-il pas rester confondu par le prénom que les parents mettent tant de semaines à choisir pour leur enfant qui bientôt verra le jour ? Est-on sûr que nous choisissons réellement, librement le prénom de l’enfant à naître, ou sommes nous influencé par quelque intuition dictée par le futur bébé ? Il suffit parfois de changer son nom pour changer sa façon de penser, son orientation, sa destinée.... Observons les jeunes femmes qui se marient avant et après, ou qui changent de mari en cours de vie. Modifier le nom, modifie la programmation numérique inconsciente.

 Souvenons-nous que parler c’est créer, nommer c’est matérialiser.

Maintenant, si l’on applique la méthodologie, donner à chaque lettre son numéro d’emplacement dans l’alphabet, nous découvrirons quelques surprises, dans la mesure où le 9 qui représente l’esprit se matérialise en 1 principe – en fin de mot uniquement :


SOLEIL       =                                         19+0+12+5+1+12    = 49

                       Nous changeons le nombre 9 par 1                = 41

MERE          =                                           13+5+18+5            = 41

                    curieux, voilà Jung et Freud réconciliés


SANTE        =                          19+1+14+20+5 = 59 ou 51

MORT          =                          13+0+18+20    =      51

           Vaste problème de philosophie ?

Nous retrouvons là, la Religion Egyptienne mais aussi toutes les grandes Philosophies d’Asie

HOMME      =                          8+0+13+13+5  = 39 ou 31

DIEU           =                          4+1+5+21            =     31

          Vous êtes tous des Dieux dit St Jean ! ! !


Maintenant, analysons la prière dominicale vue sous l’angle de la symbolique, elle prend une autre tournure.

Notre Père (idée du Cosmos, de la verticalité)

Déjà, dans ces deux premiers mots, un grand message. « Notre » dit explicitement que nous formons qu’une seule race, notre quintessence est identique à tous. Bien que nous ayons un corps de mammifère, nous avons ce quelque chose que les autres mammifères n’ont pas : un esprit développé, certains diront une étincelle spirituelle. La plupart des Maçons s’accordent à dire que ce quelque chose est le G.*. A.*. D.*. L.*. U.*. Ce que tous les paléontologues confirment d’une part et que Pythagore, 600 Av- JC enseignait déjà. Le père est donc cet esprit qui nous est commun à tous ce qui vit sur terre. La science nous apprend, aujourd'hui, que le Chimpanzé est classé dans la catégorie Homo. 

Qui est aux cieux (on reprend ici le symbolisme de l’arbre et de l’ascension vers le ciel)

Pour Jung, il existe un inconscient collectif – qui serait dénommé ici par « cieux » - et nous baignons dedans. Ainsi que le poisson est constitué à 70% d’eau, baigne dans l’élément eau. Ainsi l’homme baigne dans l’élément « esprit » siège de nos pensées trop souvent inconscientes. Chaque détail, chaque incident heureux ou malheureux de notre vie est la manifestation, l’expression de nos pensées. Freud l’a démontré et ses suiveurs sur ce terrain ne l’ont jamais démenti. Il rejoint les grands mythes archétypaux que le Maçon apprend à décrypter par les symboles. Il faut donc être conscient que la manifestation provient de la Cause : la pensée.

Que ton nom soit sanctifié (notion de saint = énergie dont les valeurs nombre sont identiques)

Je ne reviens pas sur le long développement que j’ai donné sur le « nom ». Nous voyons néanmoins que le nom est sanctifié – saint - c'est-à-dire qu’il est énergie. Nous venons de voir que l’effet est toujours de même nature que la Cause qui le produit. Lorsque le potier, à partir de la glaise, façonne un plat ou un vase, il fait deux objets différents qui, pourtant, ont la même origine. Cette règle psychologique est immuable. Il nous est indispensable de connaître, de nous reconnaître, de savoir qui nous sommes.

A cet effet, le Franc-maçon apprend, par ses propres études, et à travers une exigence de soi exemplaire, qu’il doit pratiquer les 3 principaux principes qui sont des lois et des devoirs - de Tolérance, de Fraternité et d’Amour entre tous les humains, quelles que soient leurs croyances. Pour cela, il doit emprunter son chemin initiatique personnel qui lui ouvre la voie à l’Art Royal, celui de l’art de se bien construire en toute conscience de soi, que tout enseignement nous fait découvrir à partir de ces 3 principes de base :

        -1. Principe de Causalité, en recherchant l’origine de toute chose ;

-2. Principe de Finalité, en recherchant le but ou le sens de toute chose ;

-3. Principe de Raison, en recherchant la raison d’exister de toute chose.

Or, l’avantage de cette Ecole de la Vie est justement d’offrir à l’Initié d’aborder ces questionnements philosophiques qui le poussent à rechercher le sens de sa vie sur Terre. Il commence par prendre conscience qu’« il est là » et que s’il est là, il doit chercher à comprendre « pour quoi faire ? ». Cela signifie bien que la vie est perdue pour celui qui ne cherche pas à comprendre le sens de sa vie : il vient sur Terre et il meurt sans avoir compris pour quoi il a vécu. Et c’est le cas de la grande majorité des hommes…

Nous comprenons donc qu’ici, il est de la plus haute importance de comprendre ce que sont ces mythes archétypaux, ce qu’est ce langage symbolique, car, tout, chez l’homme est symbole. En ceci la naissance de la psychologie qui ne date que d’un siècle rejoint ce que les grandes Civilisations, dont la bibliothèque d’Alexandrie était le dépositaire où venaient s’abreuver tous les grands Initiés.

Que ton règne vienne : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Il est fait référence au symbole d’Athéna issue du culte chthonien et qui s’élève à la place dominante du culte ouranien.

L’homme, en tant qu’esprit identique au G.*.A.*.D.*.L.*.U.*. , est donc capable de créativité, de manifester celle ci et qu’il doit le faire. Ce qu’il pense, ce qu’il imagine, ce qu’il suppute, ce qu’il se représente dans sa tête (au ciel) il se doit de le manifester, de l’exprimer, de le concrétiser (sur la terre). C’est son rôle ici bas. Athéna par le nombre 49 qui le symbolise,  indique que l’Homme vient avec l’esprit de vie – et aussi d’épreuves – qu’il s’en désunit en allant vers la spiritualité, la connaissance de soi et des choses. Nous entrevoyons le message d’Hermès, la Table d’émeraude, «  tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut », le symbolisme de l’arbre retourné les racines au ciel et le feuillage en terre. Ce symbole se trouve dans l’Abbaye Saint Victor à Marseille.

 Donne nous aujourd’hui notre pain  quotidien.

 Le pain est le symbole de la créativité de l’homme. Il est surtout le symbole de vie issu des éléments terre, eau, air et feu donc des éléments créés par la volonté et l’énergie du créateur ici bas : l’homme.

Nous connaissons les préceptes Maçonniques : demande et on te donnera, frappe et on t’ouvrira. Oui mais quoi ? Notre esprit est la source de notre créativité, il faut sans cesse le solliciter. C’est dans l’imaginaire, l’étude, la réflexion que l’homme s’affirme, que le « pain » se manifeste. Le pain étant pris ici en terme de production de l’Homme. Toute concrétisation de la créativité est « production ».

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Pardon = amour – l’un et l’autre terme ont le même nombre symbole : 53)

Qui n’a jamais entendu parler des complexes d’infériorités, des complexes de culpabilités ? Qui n’a jamais ressenti un regret de n’avoir pas fait ici et maintenant ce qu’il devait faire ? Qui n’a pas pensé à des actes manqués ? Tout cela cause d’énormes dégâts que notre subconscient enregistre et qui nous manipulent tant que nous n’en sommes pas conscients. Qui n’a jamais entendu parler du lâché prise ? Qui n’a jamais entendu parler du «  tu n’y es pour rien », du « ce n’est pas de ta faute – à toi ». C’est une grande règle de la psychologie que les thérapeutes enseignent à leur patient. C’est souvent dans le pardon qu’à lieu la catharsis. Encore faut-il en prendre conscience.

Ne nous induis pas en tentation ; mais délivre-nous du mal.

Pour celui qui est croyant en la parole du Vatican, cette phrase est ambiguë et porte à la controverse. Si Dieu est saint, que nous sommes identiques à lui comment peut on être tenté ? Il existe donc plusieurs versions à cette phrase. Là n’est pas son intérêt, comme nous l’avons vu. Le « véhicule », qu’est ce  Jésus, nous dit autre chose

Oui, un grand savoir qui répond à « d’où nous venons » ou du moins « ce que nous sommes », une grande conscience de notre fonctionnement entraîne une grande responsabilité envers nous même et envers notre environnement. Notre connaissance de la Vérité, si faible soit elle, est un dépôt sacré qu’il ne faut pas trahir. Les anciens mystiques étaient si conscients de ces dangers qu’avec leur don de l’allégorie, ils ont représenté l’impétrant sur sa route ascendante comme un voyageur arrêté à chaque étape du chemin et soumis à l’épreuve avant d’aller plus loin. Cette sagesse fut transmise sous le « couvert » avec les premières Loges appelées « Dar el Echm » (Maison de la Sagesse) qui comprenaient les trois degrés d’initiation. D’Egypte, ces quelques initiés devinrent un peuple - les Druses - en Syrie où se trouvaient déjà de nombreuses Commanderies du Temple. 

Il n’y a rien ici de révélation, seulement une antique sagesse comportementale que le Maçon perpétue par l’étude de lui-même à travers le symbolisme.

Comme nous venons de le voir, il est important de se Reconnaître – naître à nouveau en conscience -  afin de connaître l’Autre, un autre nous-même.

Un des moyens les plus usité est l’étude de la symbolique maçonnique qui a l’heur d’être opératrice. C’est à dire que leur compréhension amène à la compréhension du macrocosme et du microcosme : tout est lié. Comprendre le symbole EST se comprendre.

C’est en étant « SOI » que l’individu œuvre dans et pour son environnement car il est conscient que par son action, l’induction sera bonne pour l’ensemble. N’est ce pas là la mission du Maçon ?




mercredi 14 mars 2012

Que veut dire « être Franc-Maçon » ?

Il y a deux façons d’envisager la réponse.
La première, celle qui est mise en avant afin d’appâter le cherchant est de lui dire :

Tous les êtres humains sont Frères. Nous avons une origine commune. Cette origine est sacrée. Nous devons nous RE-connaître afin de comprendre d’où nous venons, vers où nous allons et pourquoi. Ce questionnement permanent amène l’homme à l’humilité et à la Tolérance, au respect de l’autre et de sa liberté de pensée.

Lorsque le Profane est initié, il change d’espace. Il vient d’ouvrir une porte et celle-ci s’ouvre sur une autre dimension. En avait-il conscience ? Ou est-ce la découverte ? Qu’importe. Il vient de prendre conscience qu’il est sur son chemin de Compostelle et qu’il n’est pas seul sur la route. Il prend aussi conscience que ce chemin est personnel, et comme tous les chemins, il comporte des aléas, des trous, des flaques d’eau ; le danger rôde. Ne dit-on pas que chaque humain a une petite lampe qui éclaire le passé et qu’aucune lampe n’éclaire sa route devant ? Qu’est-ce que ce danger ? Il est surtout sa manière d’envisager l’obstacle. Cette réaction à celui-ci peut avoir des conséquences plus ou moins importantes. Il apprend donc à s’élever et, ce, avec le concours de ses Frères et Sœurs.

La méthodologie est basée sur ce que nous ont laissé les Compagnons bâtisseurs qui érigeaient les Cathédrales. Lorsque l’Apprenti regarde cette ode au Grand Architecte De l’Univers, il s’aperçoit que  les pierres qui la composent sont différentes les unes des autres. Il prend conscience alors que c’est cette différence-là qui, mise dans un ordre parfait, fait la beauté et la majesté de l’édifice. Cette construction n’est pas le fait du hasard, cet ordonnancement est pensé, activé selon la Canne du Maître d’œuvre, et il est aujourd’hui devenu le Rite (différent selon les Maîtres qui l’ont mis en pratique) et l’érection du monument la conséquence de ce travail en commun.

L’Apprenti prend alors conscience qu’il a un travail personnel à effectuer : dégrossir sa pierre brute, travailler sa propre pierre. C’est la première étape. Il apprend à Connaître son individualité et à répondre au « qui-suis-je ». Il découvre ce qu’est le V.I.T.R.I.O.L.

Ensuite, c’est la seconde étape : il apprend à ajuster sa propre pierre avec celle des autres en fonction de l’individualité de chacun. Cette pierre, cette individualité, n’est pas faite pour rester seule, elle est appelée à devenir efficiente en s’adaptant et en complétant les autres. Il apprend à croiser les compétences et les synergies, les aptitudes afin de créer un monde fraternel que symbolise la Cathédrale. Le Compagnon OSE ÊTRE ce qu’il est, avec les autres.

Arrive alors la troisième étape. Lorsque l’on regarde les personnages, les dimensions, l’orientation, les volumes, les symboles et bien d’autres choses, toute la Cathédrale parle, évoque, traduit, enseigne à celui qui l’observe. La Cathédrale,  n’est pas muette, elle vit. Elle trouve un écho. Echo à quoi ? Elle est là, apparemment silencieuse mais combien audible à celui qui écoute en silence. Par sa simple présence, ce qu’elle est, elle agit sur son entourage. Elle est initiatrice d’un mouvement. Celui, qui est là à l’observer, aspire à devenir membre de cette Fraternité constructive et positive.

Et puis existe aussi une seconde réponse.

L’homme EST un animal. Comme tel, il agit. C’est un mammifère de la famille des Primates. C’est un Singe nu.

Celles et ceux qui ont été dans des zoos, ceux qui ont regardé des séries animalières, ceux qui se sont documentés dans des livres, tous savent que les mammifères, donc les Primates vivent en communauté structurée sous la houlette du Chef, en général le plus fort et aussi le plus rusé donc le plus  intelligent en théorie. Il impose sa loi. Cette communauté répond à la loi de la Pyramide de Maslow. Tout primate éprouve des besoins :
- physiologiques (manger, boire, dormir, se reproduire),
- de sécurité  (être en groupe rend plus fort, n’est-ce pas ce que disent les associations syndicales ?, etc),
- d’appartenance (les groupes de primates se font la guerre dont les mobiles sont identiques à ceux des hommes ; entre clans de gorilles, ou de chimpanzés ou de macaques, ne serait-ce que pour s’approprier les femelles de l’autre groupe ou un territoire plus nourricier, ou parce que les mœurs diffèrent).

Chez les primates les plus évolués, ce sont les besoins de reconnaissance qui sont les plus prégnants. Ce besoin est si impérieux chez certains que sans lui, ce primate n’existerait pas. Ah ce besoin qui en appelle à l’ego. Chez le primate il s’exprime par : « MOI JE… suis ce que toi tu n’es pas » et donc je suis celui qui… (Regardez dans ce groupe de singes, celui-ci qui guigne la place du chef, car celui-ci copule avec la plupart des femelles, il impose la loi et l’organisation du groupe et les petits trafics du clan. Il va donc trouver tout ce qui va lui permettre de prendre le sceptre, toutes les petites combines, les trafics entre amis, les alliances… tout est bon pour prendre la place si convoitée. Le groupe est organisé, chacun a une place que souvent un autre convoite car chaque fonction offre des prébendes. Ce que l’on constate chez les primates, (cf « l’animal est-il une personne de Yves Christen – ISBN 9 782081 265950), on retrouve l’identique chez l’Homo Sapiens Sapiens.

Comme on le constate, l’une ou l’autre réponse tourne autour de l’organisation du groupe, du clan, que l’impétrant va trouver en se préparant à l’Initiation. Il ne sait absolument pas celle qu’il va trouver. Lorsqu’il est reçu la première fois en Loge, il est questionné sur la qualité de sa motivation et il a les yeux bandés. De toute façon il aspire à avoir une réponse positive. Il est persuadé et il ambitionne, en principe, de vivre ce que la rencontre avec un Maitre Maçon lui a fait entrevoir et auquel il adhère. Mais cet aspirant à l’ésotérisme a-t-il rencontré le bon Maître ? Ce Maître va, en principe, le conduire où il pense être le meilleur pour son filleul, c’est-à-dire ce que lui EST.

Alors, ce futur cherchant va-t-il suivre ce que lui donne la première réponse ou va-t-il suivre ce que lui donne la seconde réponse ?

Voilà ce qui illustre la seconde réponse corroborée par la presse sérieuse.

Les affaires pullulent dans les Respectables Loges où s’illustre la seconde réponse :
-      Dans les Bouches du Rhône, nous avons les affaires Guérini (dont l'un des frères est incarcéré et l'autre remercie d'être sous la protection de la loi qui protège les élus du Peuple)
-      dans le Nord, le bastion de « Sainte » Martine Aubry, nous avons l'affaire Dalongeville dont Marine Le Pen a failli remplacer le maire susnommé pour blanchiment d'argent. Les policiers ont découvert 13 000 € en coupures de 100 et 500 €. Dalongeville, ancien prof d'Histoire Géo et ancien maire, est incarcéré. Ce qui est particulièrement préjudiciable car ce Monsieur a été initié au Grand Orient de France et que son Parrain est Pierre Darchicourt (ancien maire). Or d'après les révélations du Frère repenti (dans "Rose Mafia" éditon Jacob Duvernet dans toutes les bonnes livrairies) nous apprenons qu'il y a une collusion d'intérêt entre Frères, entreprises locales et Parti Socialiste.

D'autres grands pontes et barons locaux sont cités : Jean Pierre Kucheida, député maire de Liévin, Daniel Percheron Président du Conseil régional du Nord pas de Calais, Jacques Mellick, ancien député maire de Béthune.

Tout ce petit monde travaille en autarcie, où la concurrence réelle ne fonctionne pas entre les entreprises. On retrouve la confusion entre intérêt personnel et intérêt général. L'argent occulte sert entre autres, comme par exemple la "Soginorpa" gestionnaire des 62000 logements miniers du Pas de Calais, à rémunérer des emplois fictifs pour récompenser les copains et s'assurer de leur silence et leur soumission. Cet argent sert aussi à payer les cotisations des encartés PS qui sont en difficulté.
Cet établissement public régional est une arme super puissante à maintenir les privilèges en place puisqu'elle est le fournisseur de prébendes en attribuant à qui elle le désire logements, maisons individuelles et autres... C'est du clientélisme à l'état pur. « Je te donne cela et en échange..... en toute fraternité bien entendu. »

Les entreprises sollicitées n'oublient jamais l'enveloppe de remerciement au Parti - dixit le Maire inculpé qui jure que l'on ne l'y reprendra plus à la Politique - avec un grand P - ou à la Fraternité des Frères du GODF.

Les casseroles commencent à faire pas mal de bruit. D'autres attendent seulement d'éclater au grand jour.

Je passe sur les frasques de notre DSK national (dont encore quelques Frères en mal de firmament ont été cités), ex futur Président de la République déclaré .....

Pourquoi Martine ne dit rien. Mieux elle dément ca-té-go-ri-que-ment. Tout comme Pierre Darchicourt dément que dans sa Respectueuse Loge au Grand Orient « il n'y avait pas de chef d'entreprise ».

Puisqu'il le dit...

Lors du Congrès international sur la biologie humaine et les origines de l’homme, en Afrique du Sud, en 1998, Elizabeth Watson, de l’Institut des biosciences moléculaires de l’Université Massey en Nouvelle Zélande, affirma que l’Homme et le Chimpanzé sont frères. Tous les orateurs présents et tous les spécialistes de la question ont conclu dans le même sens : il faut inclure le chimpanzé dans le genre Homo. Il faut convenir que génétiquement, biologiquement, et au point de vue intelligence et sentiments le chimpanzé, de par son comportement, est très similaire à l’homme et inversement.

Qu'en dit notre Grand Maitre, Guy Arcizet, du Grand Orient de France ?

Il devient impérieux de se poser cette question : « Qu’est ce qui diffère le Franc Maçon, héritier des Compagnons bâtisseurs de Cathédrales, d’un Frère Franc Maçon au GODF et du Frère commun qu’est le Chimpanzé ? »

Toi, ami lecteur qui souhaite frapper à la Porte du Temple, sais-tu ce que tu vas y trouver ? Interroge-toi sur ce à quoi tu aspires et laisse-toi conduire par ta petite voix intérieure, elle te mènera. Cependant n’oublie jamais que tu es le seul juge de tes pensées, le seul juge de tes sentiments, le seul juge de tes actes et le premier responsable de leurs conséquences.
Faut-il prendre pour critère de sélection ce qui est Bien ou Mal, ou ce qui est Bon ou Mauvais pour soi et les autres ?  
Lorsque l’Homo regarde derrière les barreaux d’une cage, le fait-il de l’intérieur ou de l’extérieur de la cage ?

Ta réponse t’appartient.

lundi 6 février 2012

les risques de la Présidentielle de 2012

Qui va remporter le droit de s’asseoir sur le Trône de l’Olympe – pardon de l’Elysée ?
Je n’ai pas la réponse à cette question qui est celle que tous nous posons. Par contre je peux suggérer quelques pistes de réflexion.

Chacun sait que ce qui est exprimé doit avoir été, au préalable, imprimé.

Il faut donc rechercher ces pistes dans notre Histoire. La France a été nourrie par deux mamelles. La première est la mythologie grecque et l’autre le Vatican.
Voyons la première.

Tout en haut, inaccessible, règne Zeus qui surveille l’Olympe. Ça fait toujours rêver… d’autant qu’une lignée de plus d’un millénaire a formaté notre pays au Pouvoir Absolu ! Actuellement, le plébéien reste en admiration devant le Château de Versailles, la Résidence du Roi Soleil, le représentant de Zeus en France. Alors les petits « tripatouillages », arrangements divers connus ou inconnus, entre dieux et demi-dieux - qui représentent la classe nobiliaire de notre époque - que me chaut ! Il suffit de se rappeler l’histoire du dieu Mitterrand (un pseudo, bien connu, de Zeus au XX°S.) avec sa double vie. Nous ne sommes pas loin d’une représentation d’une royauté républicaine absolue… Le paradoxe bien, très précisément, français… Diantre ! On ne saurait se renier, se parjurer…

Puis voici la seconde mamelle.
Celle-ci nous vient du Vatican. La France est toujours, dans l’inconscient populaire, la fille aînée de l’Eglise. Cette église qui, depuis le Moyen Age, a su « domestiquer » ces représentants de Mars, ces guerriers (comtes et marquis pour ne citer qu’eux) qui attendaient le printemps pour guerroyer et faire fructifier leurs avantages. Cette seconde mamelle me fait penser à Diane et Rhéa. Mieux à Déméter (ou Isis) dont une représentation se trouve être dans l’Eglise du Suquet à Cannes. Elles ont un certain savoir et collaborent en harmonie avec la royauté. Il faut contenir le Tiers Etat… Du haut de l’Olympe, dispensé par Bacchus, le vin de la connaissance est instillé par le Curé du village au bon peuple qui, lui, n’a pas le droit au Chapitre. Pour quoi faire ou dire d’ailleurs ? Leur place n’est pas prévue au cénacle divin…

Depuis le XVI°S., le courant des Humanistes s’épanouit en Europe. Ce sont des érudits qui se passionnent pour l’étude des auteurs de l’Antiquité et les langues anciennes comme le latin, le grec et l’hébreu. Avec l’Humanisme, l’homme, l’être humain, devient une créature remarquable entre toutes. La pensée et la philosophie humanistes sont en effet centrées sur l’Homme et sur la dignité de l’être Humain. Cela constitue un changement radical. En effet jusqu’à maintenant, on considérait que l’homme devait subir son destin : « Dieu le veut » était le message de l’Eglise et de l’Olympe. Or avec les Humanistes l’homme devient un être agissant, libre – car il découvre que Dieu lui a donné la liberté – et cette liberté, l’Homme peut en jouir selon ses choix, en faire un bon ou un mauvais usage. Nous ne sommes plus à agir selon le « Bien » et le « Mal » défini par Zeus ou le très Saint Vatican.
Malheureusement, le vrai savoir, détenu quasi exclusivement par l’Eglise, n’est que faiblement dispensé et cela retarde la diffusion de la Connaissance.  

Alors voilà qu’au XVIII° S, le Tiers Etat s’insurge contre les nantis, le peuple a faim. Ne sont-ils pas, en théorie, les cogérants de l’harmonie Olympienne ? En l’an 800, le Zeus Charlemagne a signé l’alliance entre l’Epée et le Goupillon, celle-ci tiendra un millénaire.

1870, naissance de la III° République, l’Ordre instauré depuis l’an 800, avoue enfin – difficilement j’en conviens – sa défaite.
Cette poussée humaniste nous la retrouvons sous la III° République. Elle instruit le peuple, et elle se compare à Thésée. Les temps changent. La royauté absolue est défunte, vive la royauté républicaine. Sauf que Thésée, roi d’Athènes, avait laissé le Gouvernement au Peuple qui délibérait.

Au détour de la V° République, après près de 25 ans de bonne économie, voilà que Zeus Mitterrand est élu. Le Républicain devient Zeus. Europe est belle. Le voilà, comme aux temps anciens, à la séduire et souhaitant la soumettre à sa loi. Mais la Belle Europe, née des amours de De Gaulle et d’Adenauer, n’est plus à prendre. Elle est en effet majeure. Cela coûtera à Zeus Mitterrand de doubler le nombre de chômeurs. Il passera d’un million et demi à trois entre mai 1981 et fin 1983.
Et aujourd’hui, cette Monarchie républicaine, a-t-elle encore son sens ? Cette monarchie qui commandait hier la Terre, ou du moins l’Europe sous l’Empire, et qui était la référence de la liberté chèrement acquise, a-t-elle encore sa voix ? La voie qu’elle a ouverte est maintenant utilisée par tous les pays démocratiques. L’Olympie a changé de domicile, laissant Paris pour aller prendre ses quartiers à Bruxelles.

Aujourd’hui, lorsque l’on regarde la politique de la France depuis quelques décennies, nous avons l’impression de constater un sujet d’achoppement entre mari et femme. Chacun voulant prendre la place de Zeus l’ancien, l’une rejetant sur l’autre son incapacité à prendre les bonnes résolutions face aux problèmes. Et Zeus Sarkozy sait que ceux-là sont prégnants. Les deux prétendants au Trône, prenant en otage l’enfant symbolisé par le bon Peuple, accuse l’autre d’incurie et d’impéritie : « c’est la faute à … l’autre bien entendu ». En attendant, la dette gonfle, les fonctionnaires se multiplient plus vite que les petits pains à tous les niveaux, départements, Régions et, pour sauver Versailles – pardon l’Elysée – on promet la croissance mondiale qui va bénéficier à la France… Et surtout – alors que la BCE l’interdit – Bercy va, grâce au bon choix du bon Peuple, déverser des millions d’Euro comme le Père Noël apporte les joujoux au pied du Sapin. 

Quel enfantillage devant nos troubles…
Chacun déverse sur le bon Peuple ses arguments, ses promesses. Or le feu est en train de consumer la Maison France. La Grèce, l’Espagne et déjà l’Italie savent ce que les promesses du 25 décembre ne sont pas celles de mai 2012.

Chacun défend ses qualités et d’un côté nous avons :
·       Le pragmatisme, la raison, l’analyse, le raisonnement,
·       La connaissance de l’économie, des dossiers,  et des opportunités comme des dangers de tel ou tel choix
·       Respect des règles,
Et de l’autre :
·       La créativité,
·       l’imagination, et les bons docteurs Yaca et Faucon – très populaires je le crains,
·       Les métaphores,
·       Foisonnement des idées, bonnes ou mauvaises, qu’importe !

Nous aurions pu avoir non un duel mais un duo. Et chacun se retrouver autour de la règle d’Or et enfin construire l’Europe. Chacun des pays apportant à tous ses avantages.
Nous savons malheureusement que la France doit être à genoux pour qu’elle consente à se remettre en marche. Ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale où tout le monde travaillait 40 h par semaine et n’avait que deux semaines de congé par an. Il fallait reconstruire la France. Les parents voulaient que leurs enfants aient une meilleure vie qu’eux. Est-ce toujours le cas ?

Il y a un changement d’époque, d’ère. Il faut en prendre acte.

Hier pour le Parisien, son horizon était la France, aujourd’hui c’est le monde. L’ère de la mondialisation du commerce de la fabrication et des communications est la règle. Un produit fini est constitué de multiples pièces détachées provenant de différents pays et plus personne ne pourra ériger de frontières sous peine de se retrouver dans la pauvreté. Le Web atteint pratiquement tous les habitants du Globe et nous rattache les uns aux autres. Nous ne pouvons plus vivre en autarcie, c’est fini. L’avenir nous condamne à faire commerce avec l’autre, le connaitre et le respecter : nous sommes condamnés à nous entendre, à nous entraider.

Jusqu’à maintenant, ces deux forces jouaient ensemble et le bon Peuple en faisait les frais. Aujourd’hui encore, ces deux autres forces, que sont le pragmatisme et le raisonnable, jouent contre le créatif et l’imaginatif pour s’accaparer les voix du plébéien. Le Tiers Etats contre l’Olympie !

Cette époque est révolue. La loi du Ciel ne se trouve pas à Athènes aujourd’hui mais à Bruxelles… que représente la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie etc… individuellement face à la mondialisation ?
Le choix va être de vivre ensemble avec nos autres partenaires ou de se perdre individuellement les uns après les autres et subir une lente agonie. Tous savons qu’Hadès ouvre facilement les portes de l’enfer.

Alors maintenant reste à chacun à se déterminer face, non à une force Droite ou Gauche, mais entre modernisme et passéisme. Il ne faut pas avoir le complexe de Cronos (Cronos qui malgré la vieillesse ne voulait pas quitter le pouvoir et l’Olympe ; mangeait ses propres enfants jusqu’à ce que Rhéa sauve Zeus et celui-ci lui fasse recracher ses frères et sœurs), il faut avoir le courage de laisser la porte ouverte à l’avenir et à nos enfants. N’est-ce pas leur faire confiance ?

Nous pouvons sociologiquement projeter cette analyse d’une autre façon. Nous avons 2 groupes, ceux qui jouent collectif, font partie de la troupe (l’Eglise parle du Seigneur qui sauve et protège ses agneaux, le berger qui garde son troupeau) et d’autres qui représentent l’agneau – pardon l’Agni (qui chevauche le bélier), qui ont le feu en eux - et qui réfléchissent par eux-mêmes. Le premier groupe écoute Mercure le dieu de la communication préféré de Zeus, celui qui délivre la bonne parole non plus dans l’église mais dans les associations syndicales, religieuses ou philanthropiques (comme certaines Obédiences maçonniques) par exemple. Les autres réfléchissent par eux-mêmes, ont une lumière qui les éclaire et savent que Mercure est aussi le dieu préféré des voleurs et des menteurs et des manipulateurs.
Restent alors deux challengers ; Le Pen et Bayrou.

Le Pen est la fille du Zeus Mitterrand et sont alliés depuis les années 40. Zeus avait eu une liaison avec Métis et ce fils illégitime devait prendre son Trône. Alors il avale Métis et 9 mois plus tard Zeus a un terrible mal de tête et demande à Vulcain, le dieu des enfers de lui donner un coup de hache afin que l’enfant sorte. Athéna voit le jour. L’histoire s’amuse. Le Front National voit le jour grâce à la Francisque du Gouvernement de Vichy. Cette connivence est toujours d’actualité.

Copier-coller de deux phrases dites à quelques 75 ans d’écart :

D' Hitler à Hollande ( Deux « socialistes » )

«Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour finir sa vie dignement. » François Hollande le 25 janvier 2012.
« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont sous leur responsabilité, chargés d'étendre l'autorité de certains médecins, à désigner personnellement à l'effet d'accorder la délivrance par la mort, aux personnes qui dans la limite du jugement humain et à la suite d'un examen médical approfondi, auront été déclarées incurables ». Signé Hitler. 1er septembre 1939.

Ajoutons que le Dr Brandt cité déclarera à son procès à Nuremberg : « Il n'y a pas de médecin aujourd'hui qui ne donnerait à un malade qui souffre un anesthésique et qui ne rendrait la mort plus facile... ».
Ces deux textes, légalisant l'euthanasie l'un comme l'autre, ont strictement le même sens général. Passons le fait que dans les deux cas, des médecins dont la vocation est de soigner, sont chargés d'accomplir un geste de mort. Les soins palliatifs existent pourtant aujourd’hui.

Quant à Bayrou, il rêve d’importer la révolution Orange qui a réussi en Ukraine. Et qui sait, à défaut de révolution, se faire offrir un maroquin.
Notre avenir s’inscrit dans la continuité du passé, où dans la modernité de la jeunesse et d’un monde nouveau qui de toute façon s’éveille. Nous sommes comme Orphée au sortir des Enfers (économique), il ne nous faut pas regarder en arrière, avancer, sinon notre Eurydice (notre pouvoir d’achat) s’anéantir à jamais.

« Avant d’être totalement engagé, l’hésitation nous tenaille, il reste une chance de se soustraire à l’initiative, toujours la même impuissance devant la création. Il existe une vérité première dont l’ignorance a déjà détruit d’innombrables idées et de superbes projets : au moment où l’on s’engage totalement la providence éclaire notre chemin. Une quantité d’éléments sur lesquels l’on ne pourrait jamais compter par ailleurs contribue à aider l’individu.
La décision engendre un torrent d’événements et l’individu peut alors bénéficier d’un nombre de faits imprévisibles, de rencontres et du soutien matériel que nul n’oserait jamais espérer.

Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-là. L’audace a du génie, de la puissance et de la magie.
Commencez dès maintenant. »

GOETHE

jeudi 26 janvier 2012

La fin d’un monde ou le début d’une nouvelle ère ?

"la fin du monde"… Cela me fait penser au dieu Pan.

D'apparence mi-humain, mi-animal Pan exprime la ruse bestiale. Il a donné son nom au terme "panique" cette terreur qui se répand dans tout l'Hexagone. Le sentiment de ce dieu trouble l'esprit et affole les sens.

Nous y voilà. Si  nous remontons dans notre histoire nationale, nous trouvons toujours en début de Siècle des modifications probantes de vie.

Fin 16° Siècle, c’est la fin du Moyen Âge. Un monde s’écroule : Guerre des Religions et la Connaissance s’évade des Abbayes. Le Temple sera reconstruit différemment : les Humanistes, dont Erasme, Thomas More, François Rabelais, Montaigne voyagent à travers l’Europe, s’écrivent et forment une communauté de Pensée « la République des Lettres ». On découvre les Amériques  et on admet enfin que la terre est ronde. C’est le début du commerce. C’est aussi le début de la Renaissance.

Le 17° Siècle commence à la mort du bon Roi Henri IV pour se terminer  à la mort de Louis XIV. C’est le Siècle de l’apparence rayonnante, de la centralisation Colbertiste. « l’État c’est moi » disait Louis XIV. Pourtant le Baroque se développe dans un contexte où le monde est perçu comme inquiétant et instable par le caractère éphémère de la vie. On y observe les contrastes, les paradoxes et l’oxymore. En miroir le classicisme est de rigueur et les auteurs « Précieux » dissertent sur l’amour et le mariage ainsi que sur la grammaire et l’orthographe.

Le 18° Siècle commence après la mort de Louis XIV, en 1715. Un vaste mouvement de pensée européen amène l’Esprit des Lumières. Les philosophes et écrivains engagent un combat sur l’obscurantisme, l’ignorance, les superstitions, les préjugés et le fanatisme religieux afin que triomphent la Raison, le Progrès et la Tolérance. C’est le début de l’observation scientifique. La naissance du Libertinage vient illuminer les noirceurs de la Terreur. Ce 18° Siècle prendra fin en même temps que la Période Impériale de Napoléon 1er en  1815.

Ce 19° Siècle marque le début de l’industrialisation. La voiture à « crottin » tirée par le cheval est remplacée, petit à petit, par le train à vapeur. Les distances, peu à peu, prennent moins de temps à être parcourues. Ce siècle marque une évolution, une marche en avant, une mutation. Dans la seconde partie de ce siècle, la science prend son essor. En miroir, la rigueur de la science s’ouvre au courant du Romantisme avec son chef de file, Victor Hugo. La bataille d’Hernani ne fut pas un vain mot. Elle eut lieu et dura plusieurs mois. Les deux parties s’injurièrent copieusement avant d’en venir aux mains lors de la 1ère de la pièce ; la polémique ne faisait que commencer. Les Temps changent et tout évolue comme la vie des gens… le Romantisme gagna son droit de vivre avec son siècle et permit à Gérard de Nerval ou à Baudelaire d’exprimer le symbolisme.

Nous voilà au 20° Siècle, le siècle des conquêtes scientifiques, coloniales. Deux guerres mondiales le distinguent. On tue de loin, maintenant les populations civiles ne sont plus épargnées. C’est le siècle de la lutte des Classes ; naissance, apothéose et déclin du communisme et des régimes dictatoriaux. Naissance des Etats Providence. La vitesse rétrécit les distances, grâce au train puis l’avion. Les avancées scientifiques permettent à l’homme de mieux se soigner et de poser le pied sur la lune. L’économie se mondialise. La durée de vie des populations, dans la plupart des Etats, a presque doublé. Il nous est impossible aujourd’hui de vivre comme vivaient nos parents, à la lueur des chandelles et chaussés de sabots de bois.

En ce début de XXI Siècle, c’est l’avènement de l’informatique, du Web, des réseaux sociaux. C’est aussi le réveil des pays émergents : plus d’un milliard de personnes ne meurent plus de famine, sur une population qui atteint les 7 milliards. Le monde a rétréci : 12 h pour faire le trajet Paris Brest en 1950, le même temps pour aller de Paris à Tokyo aujourd’hui. La mondialisation entraine des modifications industrielles et surtout des tempêtes monétaires et financières que les Etats ou groupes d’Etats ont du mal à surmonter. Le modèle des Etats providence est menacé, le chômage est en nette augmentation, l’inquiétude enfle : partout on entend que le Grand Pan est mort, et particulièrement en Europe avec la crise de la dette et le devenir de l'Euro. Notre Dieu – « Pan » dieu des cultes pastoraux personnifie le grand Tout, énergie génésique ou le « Tout Dieu », le Tout de la vie. Depuis 1958, Europe, séduite par Zeus lui-même, vivait gentiment sans soucis. Puis voilà, Pan est Mort. La belle Europe s’éveille et contemple ce qui l’entoure... La Société est en train de se dissoudre, les choses cachées sourdent. Le riche se clôt dans son égoïsme et cache à la clarté du jour le fruit de la corruption (souvent en Suisse ou ailleurs dans des paradis fiscaux), le serviteur improbe et lâche conspire contre le Maître (on le constate en politique ou les alliances et mésalliances apparaissent à la lueurs des promesses de maroquins - serviettes de ministre - plus ou moins prestigieux ; l'homme de loi doutant de la justice, n'en comprend plus les maximes (mise en examen du Juge Courroye dans l'enquête des "fadettes" ou encore de Madame le Juge Prévost-Desprez); le prêtre n'opère plus de conversion, il se fait séducteur, voire manipulateur et devient accro du marketing, cette nouvelle science de la psychologie sociale; le Prince a pris pour sceptre la clef d'or (à défaut de règle d'or) et le peuple, l'âme désespérée, l'intelligence assombrie, médite et se tait. Le dieu Pan - Dieu protecteur – est mort. La société, l’Etat protecteur, est pessimiste et est malade de l’économie. Le moral est atteint d’anémie et le peuple cherche un gourou, un sauveur, un prestidigitateur qui lui ramène le bon vieux temps des 30 Glorieuses. Oui, mais le Siècle a changé ! Vient le moment où l’homme doit prendre ses responsabilités et conduire sa vie avec sagesse et autonomie. Ce siècle porte le numéro 21 – 3x7 – symbole de maturité. Symboliquement 21 c’est l’unité qui apparait après la dualité.

Symboliquement la mort de Pan symbolise la fin des institutions. Curieuse évolution… Ne perdons cependant pas de vue que si une source se tarit, c'est qu'une autre sourde déjà et s'apprête à abreuver le monde d'une nouvelle vérité. A l’instar de Françoise Dolto, on est tenté de comparer ce moment difficile  à l’adolescence qu’elle explique dans son merveilleux livre « parole d’adolescent ou le complexe du homard ». En ce moment, la « végétation » que Pan protège, est en pleine transformation, en pleine régénération et attend le printemps pour apparaître. Ce qui est sûr : il faut changer nos modes de vie, notre façon d'envisager l'avenir.

La vie est et se manifeste toujours ! Ce n'est là que la fin d'un monde aujourd’hui dépassé. Est-ce que la responsabilité et l'autonomie individuelle feront place à la collectivité irresponsable en ces jours de transformation mondiale ? (voir le complexe de l’Igloo dans ce blog) Ou mieux, chacun sachant ce qu’il doit faire au sein de son organisation laissera-t-il tomber son égoïsme pour mettre sa richesse – tant intellectuelle que matérielle - personnelle à la disposition de tous ? Que cela soit en sciences humaines, ou pures, que cela soit en sociologie, l’inventeur ne travaille plus seul, il lui faut la connaissance de multiples domaines complémentaires : la vérité n’est pas uniforme et se révèle sous plusieurs aspects. L’homme sait maintenant qu’un aspect soulevé modifie d’autres apparences, qu’une découverte est le résultat de multiples combinaisons associées entre elles. J’ai traité ce sujet dans « la logique ? Quelle logique ? »

Au début du XX Siècle, nous avons connu le fordisme. En quelques mots : j'augmente l'heure horaire de mes ouvriers et ils peuvent m'acheter des voitures. De là, la contagion des autres entrepreneurs de la région et au bout du compte, l'ouvrier voyant son salaire augmenté, consomme à tout va. Cela se passait en 1930.

Notre fin d’un monde avec les difficultés que nous rencontrons dans notre mode de vie, dans nos relations entre les différentes catégories socio-culturelles figées, dans notre économie, sur notre marché, où la crise de l’Euro nous décille enfin, nous fait paradoxalement entrevoir la dure réalité afin d’agir au mieux de tous.

Depuis des lustres, disons depuis le commencement des années 80, il aurait fallu organiser notre économie autrement. La Gauche est passée, et tout a été fait selon le "pré carré" français ou la fameuse exception française.... sans jamais tenir compte de nos autres partenaires économiques et de leurs cultures. Nous avons une excellente couverture sociale et nous sommes un des rares pays à l'avoir. Nous n'avons pas su l'organiser en fonction de notre environnement. Nous avons vécu sur un petit nuage et François de Closets, dès 1992, prêchait dans le désert sur le dérèglement des finances publiques. Notre code du travail est un des plus fossilisés qui soit ! Nous avons deux classes d'actifs, ceux qui ont un job et les autres qui tendent la main.... par exemple. Le pôle emploi parle de "demandeurs d'emploi" : quelle absurdité ! Ces gens sans emploi sont des "offreurs de services" ou de Talents, non des mendiants car ils ont des compétences à offrir à leur pays.

On parle de délocalisations, c'est vrai. La production industrielle coûte moins cher de l'autre côté de la frontière que dans l'Hexagone. Or je fais remarquer quand même que le coût horaire allemand est moindre que le coût français. Pourquoi ? Pourtant ils y arrivent et la qualité de leurs produits est mondialement reconnue et recherchée…

Dans une moindre mesure, aussi, on remarque ici et là, des réindustrialisations locales, des pôles de recherches et de compétitivité où le secteur public s’allie avec le privé, des sociétés de production internationales érigent une société commune dont Airbus est un symbole.

Nous montrons notre peur et notre manque de confiance en avançant cette autre thèse : fermons les frontières. C’est un repli sur soi symptomatique d’un Etat malade et complètement affolé, désorienté. Savons-nous que lorsque j'achète un produit manufacturé et que je le démonte je suis obligé de remarquer des tas de pièces détachées provenant d'une foule de pays.... donc mon Made-in-France est-il une réalité ou une simple dénomination ? Tout comme d'ailleurs mon made-in-Europe ou made-in-une origine unique. Même nos boîtes de conserve de l’agroalimentaire, lorsqu’elles arrivent sur notre table, ont fait parfois des milliers de kilomètres ! (Les crevettes pêchées au nord de l’Ecosse sont expédiées en Orient afin d’être décortiquées, puis retournées dans une usine continentale européenne afin d’être conditionnée par exemple) Moralité, si je ferme les frontières pour me cantonner dans mon pré carré, nous allons être des millions de "demandeurs d'emploi". D’une part, nous allons priver nos clients internationaux de notre savoir-faire et nous allons, nous-même, être privés de millions d’articles indispensables à notre vie quotidienne. Même les tribus les plus primitives et les plus retirées du monde connaissent des échanges inter-tribus ! Ce sont les échanges qui sont la base élémentaire de toute civilisation qui connait le « commerce », aussi simple – ou basé sur le troc – soit-il ! Ce sont les échanges entre les états européens qui ont garanti la paix après 2 guerres mondiales…

Que faire ? D'abord que l'Etat se comporte comme un foyer fiscal qui ne peut dépenser plus que ce qu'il gagne. Quand je dis l'Etat, j'inclus toutes les localités, régions ou tous les départements. Donc réduire les dettes à tous les  niveaux : on ne peut dépenser plus que ce que la commune, le département, la région ou l’Etat ne gagne. Tout ce monde-là est aussi plus surendetté que ne le sont les simples ménages ! Le ménage français SAIT que chaque achat acheté à crédit coûte le prix affiché PLUS les intérêts, il sait que le crédit revolving est un crédit pernicieux et dangereux à souhait. Nous constatons au JT de 20h, la déconfiture de Cofinoga. La consommation des ménages recule. On sait depuis longtemps que ce qui se fait au niveau de la société sera copié et avalisé par le législateur. C’est l’Etat qui s’adapte à l’évolution sociale de la population, non l’inverse !, et celle-ci montre bien, bien que les slogans partisans le cachent, que l’Etat devra serrer la ceinture et se montrer plus que jamais gestionnaire comme l’est devenu le « bon père de famille ».  Le ménage, le petit, a anticipé ce que devra faire l'Etat, le grand. Moins de crédits contractés permettent de revenir à des bases économiques plus conformes à la réalité. Mr ToutLeMonde vit dans la réalité, Mr Létat vit dans le très virtuel château en Espagne.

Si l'on est obligé d'emprunter, que cela soit un investissement basé sur la RAISON et le RAISONNABLEMENT acceptable.

Il est souhaitable que les hommes d’Etat, dans leur majorité, redeviennent réellement des représentants du Peuple et non qu'ils pensent à leur réélection, à la pure et dure politique politicienne ou à leur seul intérêt très égoïste ou leur seul prestige.

Ok mais quoi faire ? Regardons ce qui s'est passé depuis les années, par exemple depuis 1985. L'informatique individuelle était pratiquement inexistante et les premières machines fonctionnaient avec des cassettes pas plus grandes que des cassettes audio. La comptabilité des stocks se faisaient toujours à  l’aide de fiches : dates, entrées, sorties, commandes.  Il y a eu dans ce domaine un développement magistral. Tout comme dans la communication, que ce soit le Web ou la TV.... Pour que la communication informatique (soft) existe le matériel industriel (hard) doit être présent et sans cesse amélioré. L’un ne saurait exister sans l’autre. Pas de relais téléphoniques pour couvrir les réseaux ? Alors prenez, ou plutôt reprenez, vos calames ! Regardons maintenant ce qu'il y a à découvrir dans les nano-technologies, la chimie, la physique. Je pense à la physique quantique. Savons-nous que le photovoltaïque ne transforme QUE 25 à 30% de la lumière ? Or la plante, elle, transforme la lumière à 100%. Les Chinois ont une avance colossale sur nous.  Que fait notre recherche ? notre Ecole ?  d’où sortent chaque année près de 25% d’analphabètes… Or au milieu du siècle dernier les classes avaient entre 35, voire 45, élèves et les résultats étaient meilleurs. Le nombre de Professeurs était bien moindre qu’aujourd’hui et avaient le sens de leur vocation. Force est de constater pourtant qu’aujourd’hui, dans plus de 70 % des CV, les fautes d’orthographe sont monnaie courante, même sur des CV d’ingénieurs…

Moralité, arrêtons de nous lamenter et ouvrons-nous à l'avenir.

Permettez-moi de partager avec vous cette pensée :

"Avant d'être totalement engagé, l'hésitation nous tenaille, il reste une chance de se soustraire à l'initiative, toujours la même impuissance devant la création. Il existe une vérité première dont l'ignorance a déjà détruit d'innombrables idées et de superbes projets : au moment où l'on s'engage totalement, la providence éclaire notre chemin. Une quantité d'éléments, sur lesquels l'on ne pourrait jamais compter par ailleurs, contribue à aider l'individu. La décision engendre un torrent d'événements et l'individu peut alors bénéficier d'un nombre de faits imprévisibles, de rencontres et du soutien matériel que nul n'oserait jamais espérer. Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-là ! Agissez ! L'audace a du génie, de la puissance et de la magie. Commencez dès maintenant ». GOETHE.

Voyez-vous ami lecteur, si les représentants des salariés acceptaient ce que dis le Frère Goethe, il évoluerait favorablement, alors la France irait nettement mieux.

Je ne peux m’empêcher de faire partager, aussi, ce que disait à ce sujet Jean Jaurès, orateur Socialiste et créateur du journal l’Humanité :

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse.  A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui volontairement accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.

Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont eux-mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître. Ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.

Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au-dessous des prix de revient, ils sont obligés d’accorder des délais de paiement démesurés qui sont pour leurs acheteurs une porte ouverte à la faillite et, s’il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les 24 heures.

Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils  ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent, avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune ne se donneront pas une jouissance de plus : en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards, il est sorti quelque chose, et que leur puissance d’action est accrue. »

Jean Jaurès

(Extrait de la Dépêche de Toulouse).

Normalement ce que gagne une entreprise, son bénéfice, devrait être partagé en 4 : une part pour l’impôt, une part pour le renouvellement du matériel de production, une part pour le capital humain (formation, primes, augmentation de salaires, intéressement), enfin la part du capital (dividende), hormis la part de 5 à 7% obligatoire pour la réserve. Combien d’entreprises agissent ainsi ? Lors des réunions du Comité d’Entreprise, la règle reste trop souvent la méfiance. La confiance en l’autre n’existe pas ou si peu, la suspicion est institutionnalisée, quel dommage. Ne gagnerions-nous pas à jouer carte sur table et que chacun apporte sa contribution afin que le gâteau à partager soit plus conséquent d’année en année ?

En ce moment, des tas d'entreprises se retrouvent en faillite suite à l’incurie et à l’impéritie des politiques, au laisser-aller des syndicats, plus préoccupés de leur clientélisme et à leur réélection qu’au devenir du salarié, et ce,  depuis 30 ans. Le salarié en est la première victime.

Cependant, est-ce que l'Homme n'est pas capable de rebond ? J'affirme que oui. Mais à ce moment-là, si l’homme accepte d’être capable de rebond, il n'a plus besoin d'un délégué syndical, d’un organisme où il se sent cocooné, et donc pris en charge et materné comme un enfant. Il agit en adulte, et d’aucun, qui est passé par un cercle de recherche d’emploi que j’ai animé, le sait. Et il sait aussi, bien qu’ayant perdu son emploi, que tout est possible à celui qui écoute sa petite voix. L'industrie, le commerce, ne sont que la matérialisation de la créativité de l'Homme.

Alors qu'il crée !